IV. Les Martyrs et Confesseurs de la foi
liste des émigrés et revint à Agde (2 thermidor an X, 21 juillet 1802). Sur la terre étrangère, il avait à peu près complètement perdu la vue et se trouvait réduit à dire tous les jours la messe votive de %equîein ou de "Beatâ.
Cf. Arch. de THérault, V, Police du Culte; — Ms. de Tabbé de Gohin, p. 138; — Ms. de Tabbé Gourgon.
MAUSSAC,
dont le vrai nom était Baderon {Bernard-Jacques), né à Pompignan (Gard), résidait avant la Révolution dans la commune de la Cadière, dont il était curé.
Il refusa le serment constitutionnel et fut arrêté par les soins du commissaire du Pouvoir exécutif de Claret. Ce magistrat, plus fort sur le chapitre du zèle républicain que sur celui de la grammaire française, écrivait au commissaire du Pouvoir exécutif près le département de l'Hérault : « J'ai fait arrêter l'abbé Maussac, un vieux diable qu'avec son Bondieu, il ne croit jamais mourir ; un homme qui est fort tranquille, mais qu'au mépris de la loi il voulait faire ces fonctions et exposer une commune en entier ! » (24 thermidor an VII, 11 août 1799).
Traduit à la Maison de Justice, à Montpellier, il fut interrogé dès le surlendemain de son arrestation. Il n'était porté sur aucune liste d'émigrés ou de déportés et demandait à être simplement enfermé dans la Maison de Réclusion de la ville, où on l'avait tout d'abord conduit. Il faisait valoir ses infirmités. Il était, en effet, « estropié d'une jambe », sans s'arrêter à sa pétition, on décida qu'on l'enverrait à Nimes pour y être jugé, attendu qu'il appartenait par sa naissance et son domicile au département du Gard ; qu'on lui donnerait une esoorte assez nombreuse pour empêcher son enlèvement et que, à raison de son infirmité, on lui accorderait une voiture. Ces diverses mesures reçurent l'approbation du ministre de la Police générale. (2* jour complémentaire an Vil, 18 septembre 1799).
Cf. Arch. de THèrault, UH M4.
V Ancien Clergé du Diocèse de Montpellier.
MAZEL (^nAntoine et %Augustiii)y
deux frères sans doute, déportés d'Agde à Nice (5 août 1792}.
MAZEL CBruno),
ancien curé de Saint-Martin de Castries, né en 1755, prêta le serment constitutionnel, dans son église paroissiale, après la messe (30 janvier 1791) et le serment liberté-égalité (2 octobre 1792).
Comprenant enfin qu'il avait fait fausse route, il se rétracta et fit sa déclaration, comme se proposant d^exercer le culte catholique (15 messidor an III, 3 juillet 1795). Il n'avait pas quitté le sol de la République ; mais comme sa rétractation était connue et que pour cette raison il devait se soumettre à la loi de la déportation, il prit à Montpeyroux un passe-port pour l'étranger (2 vendémiaire an VI, 23 septembre 1797).
eu Arch. de l'Hérault, LIH M4.
MAZIÉRE DE SAINT MARCEL (Antoine-Catherine),
clerc tonsuré du diocèse de Vienne, né le 30 avril T753, fils d'Antoine- François Mazière, écuyer, seigneur du lieu de Saint-Marcel, Mont- Sevéroux et autres places, vibailly de Vienne, lieutenant-général civil et criminel au siège royal et présidial de Vienne, et de Anne-Pierrette de Guignard de Jons. Installé chanoine à la cathédrale de Montpellier (17 mai 1771).
Il refusa le serment constitutionnel. Pension 2.810 L. 15 s.
Sujet à la réclusion. Chanoine titulaire en 1803. Pénitencier, vicaire général et 2^ archidiacre (4 août 1804). Décédé le 24 décembre 1826, doyen du chapitre.
Cf. Arch. de l'Evêché de Montpellier; Reg. A. p. 89 et Reg. des T>éds.
MAZUC (Jean-François) y
curé de Bessan, né à Pézenas, le 27 juillet 1742, avec des dispositions