IV. Les Martyrs et Confesseurs de la toi
SAILLIE QKAcolas),
prieur de Ribaute, était principal du collège royal de Béziers à la Révolution. — Insermenté. — Pension 1200 livres. L'évêque constitutionnel lui avait donné un successeur. Millié réclama auprès du Directoire du District de Béziers (30 septembre 1791). Sa paroisse, disait-il, devait être supprimée ; mais lui, d'après la loi, devait rester en place jusque là. — Le Directoire s'en remit à la sagesse du Département. Celui-ci renvoya les pièces à l'évêque, lui demandant son avis (l'r octobre). Pondérons répondit : « La loi ordonne le remplacement de tous les fonctionnaires publics ecclésiastiques qui ont refusé le serment civique; les cures sont censées vacantes et les curés démissionnaires et déchus de leurs titres, par ce seul refus. Les curés ont été remplacés par des prêtres qui ne réclament ni salaire ni pension. »
Cf. Arch. de THérault LIH V2.
ÏKILON (Joseph),
Bénédictin, né à Montpellier vers 1734, refusa le serment. Sa pension avait été fixée à i.ooo livres. Il exerçait le culte aux Matelles, prit dans cette localité un passe-port pour l'Italie et s'embarqua à Aiguesmortes (15 vendémiaire an VI, 6 octobre 1797). Peu après sa rentrée en France, on l'enferma dans la Maison de Justice, d'où il ne sortit que le 16 messidor an VIII (5 juillet 1800}, pour être placé sous la surveillance de la Municipalité de Montpellier. -
Après le G)ncordat, Milon devint curé de Saussan.
ÏSCIQ UEL {Claude -Jean -François - Xavier),
né le 16 octobre 1768, ancien missionnaire de France. Il fut, dirent les anciens, un des rares prêtres qui échappèrent au massacre des Carmes. Déjà il avait enjambé le mur d'enceinte, quand il s'arrêta soudain. « D'un côté, la vie, se dit-il ; de l'autre le martyre : que faire ? L'instinct de la vie l'emporta. M. Miquel se réfugia en Amérique. Il devint
V Ancien Clergé du Diocèse de Montpellier.
le sixième supérieur du grand séminaire de Montpellier, succéda à M. Bastet, le i''' octobre 1825, et dirigea cette maison jusqu'à sa mort (12 février 1828). Il était vicaire général et chanoine de la cathédrale. Le Nécrologe du séminaire lui consacra les lignes suivantes : « Il est mort le 12, à minuit et un quart, après avoir reçu la veille vers les trois heures après midi, le Saint- Viatique et TExtrême-Onction, avec toute la piété et Tédification qu'on pouvait attendre d'un si digne prêtre qui, toute sa vie, s'était consumé de travaux pour la gloire de Dieu et le salut du prochain. Sa résignation et sa patience au milieu des douleurs les plus affreuses ont été parfaites. »
Cf. Arclî. de TEvôché. Reg. des IJécls; — L*abbé Cassan, La Clxipelie du Grand- Séminaire, p. 18; — Flament, Notice sur la Cfmp. et les Bât. du Gr.-Se'tn. de Montpellier, p. 100.
MlQUEYRON [Gmllaitme\ prêtre, reclus à Montpellier.
Cf. Arch. de l'Hérault, ;/«<» Reg. des De'lib. du District de Montpellier, p. 395, Etal des prêtres reclus, 16 germinal an II, 5 avril 1794.
ïhCIRMAN {Jean-Henry-Hyacinthe de),
né à Adissan le 20 juillet 1730, avait fait ses études à Paris et était revenu de la capital'e dans son pays natal avec les grades de bachelier et de licencié en théologie. Il débuta par être curé d'Aspiran ; mais comme ses
, titres universitaires lui permettaient de viser plus haut, il fut pourvu de la théologale et d'un canonicat à ^a cathédrale St-Pierre, devenu vacant par la résignation de l'abbé de Villeneufve d'Ansouis (18 mars 1772).
Lorsque survint la Révolution, il refusa le serment et s'embarqua à Aiguesmortes pour la déportation. Il se rendit à Nice, puis à Turin, à la fin du mois de mars 1793, et pendant quelque temps fut le commensal de l'abbé Plégut, chanoine hebdomadier d'Agde. Dès sa rentrée en France, il travailla publiquement et avec beaucoup de succès à relever