‹ L'ancien clergé du diocèse de MontpellierChapitre 244 sur 324 · IV. Lts Martyrs el Confesseurs de la Foi · texte numérisé non relu

IV. Lts Martyrs el Confesseurs de la Foi

les sentiments religieux chez les habitants d'Aspiran (14 ventôse an V, 4 mars 1797). Les Pénitents Blancs le prièrent de vouloir bien leur prêcher une retraite de huit jours, afin de les mettre à même de célébrer dignement la fête de Noël ^^Reg. des Délib., i"" décembre 1801). L'abbé de Mirman jouissait en effet de Testime publique, confirmée d'ailleurs par une lettre du ministre Portalis, dans laquelle il était dit que le consul Cambacérès prenait grand intérêt à cet ecclésiastique (17 firimaire an XI, 28 novembre 1802).

L'évêque Rollet comprit la double valeur de cette recommandation et chercha un poste pour Tabbé de Mirman. L'église d'Aniane était encore au pouvoir d'un prêtre étranger au diocèse, nommé Comeyras. Ce jureur fut interdit de toute fonction ecclésiastique et renvoyé dans le pays d'où il était venu. L'évêque pria le préfet d'ordonner au maire d'Aniane de se faire remettre les clefs de l'église où Comeyras exerçait le culte et de tenir cette église fermée jusqu'au moment où les circonstances permettraient d'y envoyer un prêtre (14 messidor an XI, 3 juillet 1803). Ce prêtre, envoyé à titre provisoire, ne fut autre que l'abbé de Mirman [Lettre de l'évêque au préfet y i^ fructidor an X/, 2 septembre /8oj); lequel ne tarda pas à être nommé définitivement curé d'Aniane.

Celui-ci se démit de son titre (16 mars 1805) pour devenir succursaliste de Sainte-Anne, à Montpellier (28 prairial an XIII, 17 juin 1805). Il décéda le 23 octobre 18 10, à l'âge de 80 ans, après s'être retiré du saint ministère.

Cf. Arch. de TEvêché,???^. tenu par Vévéque Rollet et Tableau du Clergé; — Arch. de l'Hérault, L. 439. V. Culte catijolique. Clergé, an X et an XI; — Ms. de l'abbé Gourgon. * — F. Saurel, Histoire Religieuse du Département de V Hérault , III, 278,

ïhCOISSAC.

L'agent municipal de la commune de Laurens (canton de Murviel) dénonce Moissac : « Il a eu la témérité de dire la messe et les vêpres dimanche dernier » (Magalas, 28 ventôse an V, 18 mars 1797).

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V^OITRIÉ {Jean-'Baptiste),

A raison de son âge et en vertu d'un Arrêté du Département du 4 germinal an IV (24 mars 1796), il devait être enfermé dans la Maison de Réclusion, à Montpellier. 11 fut transféré, par la gendarmerie de Capestang à la Maison d'Arrêt de Béziers, malgré ses 79 ans et un rhumatisme articulaire qui le faisait beaucoup souffrir.

A la suite de ces excès de fatigue, il demanda qu'on voulût bien l'autoriser à rentrer chez lui à Capestang, pour y demeurer sous la surveillance de la Municipalité (22 germinal an IV, 11 avril 1796). Ce qui lui fut accordé. On eut bientôt à s'occuper encore de lui,

La loi du 7 fructidor an V (24 août 1897) avait été rappportée par celle du 19 fructidor. Toutes les lois de 1792 et 1793 devaient être exécutées contre les prêtres sujets à la déportation et à la réclusion. Le Département, consulté par la Municipalité de Capestang au sujet de Moitrié, répondit qu'on devait lui faire l'application des lois (8 vendémiaire an VI, 29 septembre 1797). Le vieillard retomba donc sous la surveillance. Des rapports officiels il résulte qu'il y était encore le 22 prairial an Vil (12 décembre 1798).

Cf. Arch. de l'Hérault, L. 441, 443 et 443 his.

S^ONDEL {Eugène),

prêtre Récollet de Béziers. Pension 800 livres. Déporté d'Agde à Nice, le 9 août 1792, 56 ans.

S^ONESTIER (Michel-Antoine),

né à Béziers le 11 mars 1740, reçu dans la congrégation de Saint-Lazare (25 novembre 1755), fit ses vœux (12 mars 1758) et fut envoyé au séminaire de Béziers comme directeur. Déporté d'Agde à Nice (12 août 1792) à l'âge de 52 ans. Il était rentré, mais se vit contraint de repartir, et prit un passe-port pour l'Espagne (25 vendémiaire an VI, 16 octobre 1797).

Cf. Arch de l'Hérault, L. 443 bis.

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