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IV. Lts Martyrs et Confesseurs de la Foi

le voir chaque jour. Pages ajouta que s'il s'était abstenu de paraître en ■ public et s'était soigneusement caché, c'était parce qu'il se savait sujet à la déportation. L'agent municipal rendit compte au Département de la déclaration de Pages et de l'affirmation de ses témoins. Celui-ci lui intima l'ordre de procéder sur le champ à l'arrestation du prêtre réfractaire (15 pluviôse an V, 5 février 1797). Mais Pages avait pris la sage précaution de disparaître de nouveau.

Vers 1808, il devint succursaliste à Babeau, non loin de Saint- Chinian et mourut le 25 mai 1823.

Cf. Arch. de l'Hérault, L. 443; — Arch. de l'Evêché, 7{e^. desDéds, — Delouvrïer HisL de Saint-Chinian^ p. 285.

"PAGES {Phiîippe-ThomaS'O^agloire),

prêtre de Pézenas, chanoine-sacriste à la cathédrale d'Agde, déporté de cette ville à Nice, le 8 août 1792.

IMAGES (Jean-Jacques) y

prêtre du diocèse de Béziers, déporté d'Agde à Nice, le 9 août 1792, âgé de 67 ans.

TALANQUET (Jean-Pierre),

né à Saint-Gervais, vers 1727, était curé d'une paroisse voisine de son pays natal, dépendant du diocèse d'Albi. Après son remplacement par un intrus, il se retira à Saint-Gervais et, le 11 septembre 1792, il prit à Lacaune un passe-port pour l'étranger, ce qui ne l'empêcha pas de rester en France. L'an V, il produisit des certificats de résidence non interrompue dans les communes de Saint-Gervais et de Lacaune. Après avoir fait la promesse de fidélité (13 prairial an X, 2 juin 1802}, il fixa sa résidence à Castres.

Cf. Rossignol, Les prélres du, dép. du Tarn persécutés pendant la Révolution, p. 117.

TALANQUET (Joseph-Auguste),

Chartreux de la maison de Sainte-Marie du Port, frère du précédent, né à Saint-Gervais, le 20 octobre 1746. Reclus à la Chartreuse de Saïx, le 9 octobre 1793 et déporté le 9 ventôse an II (27 février 1794). Enfermé au fort du Hâ, à Blaye, puis sur le Janty et à Rochefort. Libéré le 9 fructidor an III (26 août 1795). A la restauration du culte, nommé succursaliste à Villecelle et aux Nières (canton de Saint-Gervais). Il finit ses jours dans son pays natal, le 10 janvier 1823.

Cf. Arch. de THérault, L. — Arch. municip. de Saint-Gervais, Reg. des délih , no 5; — Arch. de l'Evêché, Tableau du Clergé, p. 209. 'Reg, des décès; Ordo pour 1823; — F. Saurel, Hisi, relig. du dép, de V Hérault, III, 18; — Rossignol, Les Prêtres du dép. du Tarn y p. 177.

TAS DE "BE AU LIEU {François- André),

nommé prieur commendataire de Notre-Dame de Cassan (1750), était fils de Jean Pas, -seigneur et baron de Beaulieu, conseiller-vétéran à la Cour des Comptes de Languedoc, demeurant à Montpellier, et d'Antoinette Violan de Chicoigneau. Son titre clérical (200 1.) porte la date du 18 février 1749. Il prêcha le 16 janvier 1769, à la Visitation, deuxième jour de l'octave célébrée dans l'église de ce monastère, pour la canonisation de sainte Chantai.

Il refusa le serment constitutionnel et demeura longtemps enfermé dans la Maison de Réclusion, à Montpellier.

Mgr Fournier le nomma chanoine honoraire (1807). Pas de Beaulieu décéda le 11 octobre 1813, à Tâge de 86 ans.

Cf. Arch. de l'Hérault, C. 11 14, f" 27, et L. 443 bis, — Arch. de l'Evêché.

"PASCAL (Jean-Baptiste),

né à Frontignan, le 28 août 1732, vicaire à Saint-Denis de Montpellier (1760), vicaire à Notre-Dame-des-Tables (1761-1765), maître ès-arts en rUniversité d'Avignon (21 juin 1764), chapelain de Saint-Antoine, en

rV. Lts Martyrs et Confesseurs de la hoi.

l'église de Frontîgnan (1764), curé de Saînt-Jean-de-Cornies (1765)^ curé de Saint-Michel de . Montels-les-Montpellier, curé-prieur de Lauret 13 avril 1769). La même année il se démit de ce dernier bénéfice.

A la Révolution, son refus du serment le soumettait à la déportation. A sa rentrée, il fit la promesse de fidélité, à Frontignan (30 fi-imaire an IX, 21 décembre 1800). Il exerçait le culte dans l'église ci-devant paroissiale, qui continuait à servir pour les réunions décadaires et pour les fêtes de la République. Un prêtre constitutionnel desservait la chapelle de l'hospice civil..

La paix ayant été rendue à l'Eglise de France, l'abbé Pascal reprenait officiellement la direction de la paroisse, et touchait une pension de

333 fr- 33 c.

Cf. Arch. de THérault, V. Polia du culte : — FÀucillon, paroisse Saint-Tknis.

T ASTRE {Louis-François^ y

né à Montagnac, curé et domicilié à Montaulieu, condamné à la déportation, arriva conduit par les gendarmes à Saint-Martin de Ré, le 7 août 1799. Libéré le i" mars 1800, il se retira à Pézenas. où il dut mourir peu après, car nous ne voyons pas son nom inscrit dans les cadres du clergé diocésain, après le Concordat.

Cf. Manseau, Les prêtres et religieux déportés sur les côtes et dans les îles de la Charente-Inj.; — F. Saurel, Hist. relig. du dép. de V Hérault, III, 211.

TEILHON (Joseph),

né en 1742, curé à Villespassans, sujet à la réclusion, s'était retiré à Saint-Pons, où il fit sa soumission le 28 prairial an III (16 juin 1795), ce qui lui . permit d'exercer ostensiblement dans son ancienne paroisse sans attendre la publication du Concordat et l'arrivée du nouvel évêque légitime, il ne se gêna point pour donner aux exercices du culte catholique la solennité dont ils jouissaient autrefois.

Ceci lui valut d'être condamné par le Tribunal de première instance

IJ Ancien Clergé du Diocèse de Montpellier,

à un emprisonnement d'une année « pour avoir fait des convocations publiques au son de la cloche et avoir, à la suite desdites convocations exercé des actes relatifs au culte ». La condamnation fut affichée en un grand placard, imprimé à Montpellier chez Bonnariq (27 nivôse an IX, 17 janvier 1801).

Cf. Arch. de l'Hérault, L. et V. "Police du Culte; — F. Saurel, Hist. 'Relig. du Dép. de VHérault, IV, 40.

"PÉLISSIER (Louis),

fils de François Pélissier, notaire à Lacaune (Tarn) et de Geneviève Marthe de Lavit, né le 29 juillet 1752, baptisé le même jour. Il grandit dans les sentiments de piété et au milieu de jeunes camarades qui devaient, comme lui, devenir un jour de glorieux confesseurs de la foi. Une telle société ne pouvait qu'exercer une salutaire influence sur lui et développer dans son cœur les germes de sa vocation ecclésiastique. Une fois prêtre, il fut nommé vicaire à Murât, où il resta de 1782 à 1785, et ensuite envoyé à Saint-Amans-de-Mounis, non loin de Saint-Gervais, en qualité de curé-prieur. Le 14 juillet 1790, il assista à la fête de la Fédération, à Saint-Gervais et en signa le procès-verbal, ajoutant à son nom son titre de prieur de Saint-Amans-de-Mounis.

Comme il refusa le serment constitutionnel, il était passible de la déportation, à raison de son âge. Il se cacha d'abord, puis, pour plus de sûreté, il prit ostensiblement ses mesures de départ pour l'étranger et se fit délivrer un passe-port pour l'Espagne, au mois de septembre 1792. Néanmoins son nom ne figure pas sur les listes d'émigration de l'an III et de l'an VIII. Rien d'étonnant en cela; son départ avait été purement fictif; Pélissier s'était caché, s'abstenant de paraître en public. Sa maison fut vendue comme bien national (2 plairial an III, 21 mai 1795). Les circonstances lui permirent peu après de sortir de sa retraite. Il parût même devant la Municipalité de Saint-Gervais et se fit délivrer par elle un certificat constatant qu'il résidait et avait toujours résidé dans cette

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