‹ L'ancien clergé du diocèse de MontpellierChapitre 258 sur 324 · IV. Les Martyrs et Confesseurs de la Foi · texte numérisé non relu

IV. Les Martyrs et Confesseurs de la Foi

PETIT (Thomas),

né à Puimisson, le ii novembre 1714, du chapitre de Saint-Nazaire de

. Béziers, refusa le serment. Sa pension fixée à 1.434!. 17 d. 3 s.

Il fut enfermé dans la Maison de Réclusion, ;\ Montpellier. Mais, sur le vu de son extrait de baptême et des certificats de trois officiers, le Conseil du département l'autorisa à sortir p^ur se rendre aux bains de Lamalou, à la charge par lui de rentrer dans la Maison 'de Détention lorsqu'il aurait terminé sa cure (11 octobre de Tan II de la République

Après la chute de Robespierre, il obtint d'être reclus dans son propre

domicile. A un certain moment on eut la pensée de le réintégrer dans sa

prison. De nouvelles démarches de sa part devinrent indispensables. Il

dut de nouveau présenter son « baptistaire » pour constater une fois de

plus son giand âge. Le District se montra bienveillant à son égard et prit

cette conclusion :« Le prêtre Petit se conduit en bon citoyen et ne trouble

d'aucune manière; il serait injuste de le confondre dans le nombre des

prêtres dont Téloignement est demandé avec juste raison » (9 brumaire

an VI, 30 octobre 1797). Il avait alors 83 ans.

Cf. Arch. de THérault, LIH Vi.

PEYRONNET (Paul),

Bénédictin de la maison de Saint-Chinian, résidant au prieuré de la Bastide où il remplissait les fonctions curiales. Refusa le serment et sa pension fut arrêtée à 900 livres. En 1797, il exerçait le culte à La Livinière et à Siran.

Cf. Arch. de l'Hérault, L. — Hist. relig. du dep. de F Hérault.

PEYS (Pierre-Louis),

né à Pézenas, le 27 janvier 1732, fit ses études au séminaire d'Agde, reçut la prêtrise et fut nommé vicaire dans une paroisse assez importante puis, curé de Conas (13 mars 1783) et enfin curé de Pomérols.

Il était à peine connu de ses paroissiens lorsque éclata la Révolution. Il refusa le serment et partit d'Agde pour Nice le 8 août 1792, sans savoir dans quel lieu il irait dresser sa tente. Comme ses confrères, . il dut fuir devant l'irruption imprévue de Tarmée française. Comme eux aussi, il eut à errer de nuit, chercher un asile et le moyen de vivre. Il finit par trouver un refuge à Florensac. Pendant ses pérégrinations dans un pays étranger, un nommé Boudou, curé de Conas, avait pris sa place à Pomérols. Après avoir fait la promesse de fidélité, le curé dépossédé mais légitime revint à Pézenas et ensuite à Pomérols.

A la restauration du culte, on le nomma curé de Saint-Thibéry, avec pension de 333 fr. 33 c. Le 22 février 1803, sur la présentation du curé et du maire, des marguilliers sont nommés pour administrer les biens de la fabrique. Or, tout manque; il n'y a pas même un calice convenable. Heureusement les confréries de Saint-Roch, du Rosaire et du Saint-Sacrement renaissent. Ceux qui se présentent pour en faire partie appartiennent aux premières familles de la localité et contribuent généreusement à la réorganisation du mobilier. Ils voient avec douleur que les orgues, laissées jusqu'alors en dehors des biens nationaux, leur sont enlevées pour être transportées à la nouvelle église de N.-D. des Tables, à Montpellier. La fabrique de Pomérols proteste contre cet enlèvement.'

Les querelles des partis empoisonnent les derniers jours de M. Pays; il meurt plein de mérites, le 9 novembre 181 5, âgé de 83 ans.

Cf. Ms. de Tabbé de Gohin. Etat du clergé séc, et rég, du dioc. d*Agde, p. 23; — Arch. de TE^rêché, Tableau du Clergé,

PEYTAL (Jean-Antoine),

domicilié à Mèze. Lo 21 floréal an VI (10 mai 1798), il demande un passeport au District de Béziers, qui refuse. Le Département refuse à son tour.

I. La fabrique renouvelle ses protestations, le 9 juin 1816 et le 6 juillet 1828. L'Administration diocésaine fait accorder par le Gouvernement une juste indemnité à la Fabrique.

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