IV. Lts Martyrs et Confesseurs de la foi
terminait par ces mots : « Tout délai qui seroit apporté pour faire cesser tottte espèces de missions seroit regardé par Sa Majesté comme un acte formel de désobéissance, ».
Le 31 mars 1810, Mgr Fournier reconnut les services de l'éloquent prédicateur en lui confiant le titre de chanoine honoraire de sa cathédrale. A la rentrée des Bourbons, Tabbé de Pins fit un voyage à Paris et reçut peu après le titre de vicaire général de Bourges. Nommé à Tévêché de Béziers (8 août 18 17), il fut préconisé pour ce siège dans le consistoire du i" octobre suivant.
On sait que le projet de loi présenté aux Chambres pour donner la sanction législative à celles des dispositions du nouveau Concordat qui en étaient susceptibles ne fut point adopté. La nomination de M. de Puis à Tévêché de Béziers demeura nulle et sans effet. Il avait cependant déjà adressé à ses diocésains une Lettre pastorale.
Une Ordonnance royale, du 15 février 1822, Tayant désigné pour Tévêché de Limoges, M. de Pins, préconisé dans le consistoire du 27 septembre, fut sacré le 10 novembre de la même année, dans l'église de l'Abbaye-aux-Bois, à Paris, par Jean-Claude Leblanc de Beaulieu, archevêque-élu d'Arles, assisté de Guillaume Aubin de Villèle, évêque de Soissons, et de Luc-Denis Frayssinous, évêque d'Hermopolis in partibus. Le 26 du même mois, le nouveau prélat prêta serment de fidélité entre les mains du roi, et fut installé le 12 janvier 1823, dans son église cathédrale. Avant la fin de cette année, le Gouvernement fixa les yeux sur lui pour lui confier l'administration du diocèse de Lyon qui avait alors pour titulaire le cardinal Fesch, oncle de Napoléon I". Un bref pontifical du 26 décembre 1823, lui confirma cette mission et Mgr de Pins fut installé en personne le 18 février 1824. Il fut préconisé le 3 mai suivant, sous le titre d'archevêque d'Amasie in partibus.
En 1826, il refusa l'archevêché de Besançon et devint, le 5 novembre 1827, membre de la chambre des pairs. A la mort du cardinal Fesch (mai 1839), après avoir remis l'administation aux mains de Mgr de
1/ Ancien Clergé du Diocèse de MonipeJier.
-^ Bonald, il se retira à la Grande Chartreuse et y passa trois années, en
ï . menant la vie austère des enfants de Saint-Bruno. Contraint cependant
I de revenir à Lyon, par le. conseil de ses médecins, qui voyaient chaque
jour ses forces s'affaiblir, il alla, en octobre 1843, s'établir à Tasile des Chartreux de Lyon, et c'est là qu'il mourut dans les sentiments de la plus solide piété, le samedi 30 novembre 1850, dans la 83* année de son âge.
Cf. Arch. de TEvêché; — F. Saurel, M.-*^L. Fournûr, p. 193 et suiv.; — 311. FisaUET, La frauce poutificah, diocèse de béliers; — Nayral, Hiogr, Castraise, III, 582 et suiv.; — Gams, Séries Episcoporum,
PIOCH (Honoré),
né à Montpellier. Son titre clérical (de 100 livres) date du i'' février 1753. Curé de Juvignac, il prêche une quinzaine à Celleneuve (1766). Devenu curé de cette dernière paroisse, il reçoit le titre de pro-curé de Juvignac, dont le curé, son successeur, était absent (9 octobre 1769).
Il refusa le serment à la Constitution civile du Clergé. Sa pension réglée à 500 livres. Sous Robespierre, il fut emprisonné, puis remis en liberté. Recherché de nouveau (23 vendémiaire an VI, 14 octobre 1797) et enfermé une seconde fois, il fît valoir ses infirmités pour être autorisé à être reclus chez lui (14 thermidor an VI, i" août 1798).
Cf. Arch. de THérault, s^ %^S^' ^^s délib. du District de Montpellier, p. 393, Etat des prêtres reclus (16 germinal an II, s avril 1794); — F. Saurel, Hist. relig. du dép. de V Hérault, III . 69 .
PLÈGUT (François),
curé de Saint-André d'Agde, était originaire de Cette par son père; 11 naquit à Perpignan,vers 1711 ou 1712, fut élevé au sacerdoce par Tévêque de ce dernier pays et pourvu aussitôt après d'une cure de campagne dans le diocèse de Bourges. Quoique ce bénéfice fût d'un petit revenu, son titulaire trouva le moyen d'économiser sur ses dépenses personnelles pour être en mesure de secourir les nécessiteux de sa paroisse.