IV. Les Martyrs et Confesseurs de la toi
à Albi, lui donnant pour premier auxiliaire Tabbé Anduze, autrefois professeur de théologie à l'ancien séminaire d'Albi et l'abbé Birbal, cidevant professeur de philosophie au collège de la même ville (21 septembre 1805). Deux aub après Mgr Fournier le nomma supérieur du séminaire de Montpellier, puis chanoine honoraire (29 novembre 1808). L'abbé Rahoux se démit de ses fonctions (4 décembre de la même année) et reçut le titre de vicaire général in spiritualibus.
Cf. F. Saurel. M,-N. Fournier, p. 121, et Hist. relig. du dép. de V Hérault; — Arch. de l'Evêché, reg, A. p. 30 et reg. B. p. 56; — Flament, Notice sur la clxip. et les bdt, du gr. sctn. de Montpellier, p. 88 et p. 98.
RATIER (René-Pierre),
de Montpellier (paroisse Sainte- Anne), reçut son titre clérical le 7 octobre 1755. Il fut présenté pour la chapellenie Notre-Dame, dç la maison consulaire, par le consul de la ville (10 janvier 1769).
A l'époque de la Révolution, il était chanoine de la Trinité. Son refus du serment lui valut d'être enfermé dans la Maison de Réclusion, à Montpellier, oùil mourut le 22 prairial an II (10 juin 1794).
RA UNIER (Etienne),
né le 5 avril 1765. En 1807, succursalite de Le Buech, Olmet et Villecun. Pension 133 fr. 33 cent. — Mgr Fournier appréciait son zèle. — Desservant de PégairoUes, décédé le 22 novembre 1832.
Cf. Arch. de TEvêché de Montpellier.
RAYMOND (Jlndré),
prêtre du diocèse de Montpellier, détenu au Fort-Hâ.
Cf. Manseau, Les prêtres et Heligieux déportés etc., p. 480.
RA YMOND {Guillaume),
né à Ceilhes le 14 octobre 175 3, curé d'Arboras, était porté pour la somme
de 1.200 livres sur la liste des pensionnaires du District de Lodève. Il avait « exercé le ministère du culte jusqu'à la fin de pluviôse an IV (19 février 1796). Sans qu'il eût été constaté de sa soumission aux lois ». Il était en conséquence sujet à la déportation, et porté comme tel sur l'Etat nominal de Montpeyroux^ du 24 vendémiaire an VI (15 octobre 1797). En 180^, curé de Saint-Martin-du-Bosc et Loiras, avec pension de 266 fr. (>(> c.
Cf. Arch. de l'Hérault, L. 440 et 445 his. — Ordo de 1844.
RAYMOND (Jean\
curé-archiprêtre de Brissac, né à Montpellier le 26 octobre 176 1, insermenté, traversa les mauvais jours de la Terreur sans quitter sa paroisse, allant de maison en maison, se cachant dans des fermes isolées, dans les profondeurs des bois, dans les grottes des montagnes. Une de ces grottes porte encore le nom de Baume de M. Raymond,
Plusieurs fois sur le point d'être pris par les émissaires de la Révolution, il eut toujours le bonheur d'échapper à leurs atteintes, grâce à son sang- froid, à son courage intrépide, grâce aussi à une force herculéenne par laquelle il tenait, dit-on, ses ennemis à distance et qui a rendu son souvenir légendaire. II disait parfois la messe dans l'église Saint-Jean de Laroque-Aynier (juillet 1795). On le recherchait à Ganges et dans les environs (i" brumaire an VI, 22 octobre 1797).
Le commissaire du Pouvoir exécutif près le tribunal civil et criminel du Directoire de THérault écrivait à son collègue près le dit département (5*^ jour complémentaire an VI, 21 septembre 1798) : a Le citoyen Ministre de la Justice vient de m'adresser une lettre, écrite de Montpellier le 8 fructidor dernier, où Ton trouve entre autres choses les observations suivantes : L'agitation des prêtres réfractaires dans la partie montagneuse de ce Département; leur audace qui les porte à célébrer leurs offices avec pompe; la hardiesse avec laquelle un nommé Raymond, soidisant curé de Brissac a chautné (sic), la fête locale de sa paroisse et y a