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IV. Les Martyrs et Confesseurs de la Foi

excéder deux décades, sous peine d'être arrêté et conduit à la Maison de Justice (27 floréal an VIII, 17 mars 1800).

Cest pendant qu'il était prisonnier sur les navires de l'Etat, en rade de Tîle d'Aix, que le diacre de Mauguio avait été porté sur la liste des émigrésavec la qualification de prêtre. Sommé dequitter la France,il fit parveniruneénergique réclamation àNogaret,chef du département de l'Hérault : Convenez, disait-il, citoyen Préfet, que je ne suis pas double... Je ne pouvais être en même temps dans ma commune et en déportation. Je vous prie de surseoir à votre ordre de me bannir du territoire de la République et de me rayer de la liste des émigrés » [MauguiOy 28 floréal an VIII, 18 mai 1800),

Cf. Lelièvre, Une nouvelle page au Martyrologe de ly^SfP-^S > — Arch. de l'Hérault, L,; — Manseau, Les Trétres et T^eligieux déportés sur les côtes et dans les îles de la Charente- Inférieure .

RICHARD (Cyrille),

prêtre. Récollet de la maison de Saint-Pons, âgé de 26 ans, en 1790, lors de la suppression de son couvent, se retira dans sa famille.

RICOME (fean-Tierre),

curé de Clapiers, né le 7 juillet 1749, à Saint-Jean-de-Védas, déporté à Nice, le 8 août 1792, puis rentré dans sa paroisse où il résidait. Sa présence est signalée à la police (5 vendémiaire an VI, 26 septembre 1797). Une lettre du préfet de l'Hérault recommande au maire de Clapiers de le surveiller, s'il se livre publiquement à l'exercice du culte; puis on le fait partir pour l'Espagne, avec un passe-port pris h Castries.

En 1807, il est succursaliste dans la paroisse de Saint-Jean-de-Védas, son pays natal, avec une pension de 266.66. Il meurt le 10 juillet 1816.

Cf. Arch. de l'Hérault, L. 443 bis et V. Police du Culte.

RICOME,

curé non asseniiejité de Saint-Hilaire de Montpellier, dépossédé par

l'intrus Chiris, le i" mai 1791.

JJ Ancien Clergé du Diocèse de Monipellier,

RICOME {Antoine),

né vers 1764, dans la commune de Viols-en-Laval, canton de Saint-Martin-de-Londres, où son père était propriétaire foncier. Etant vicaire à Lansargues, il refusa le serment, fut arrête dans la commune de Montpellier le 6 messidor an VI (24 juin 1798), et enfermé dans la Maison de Justice. Il n'était porté sur aucune liste ou supplément de liste d*émigrés ou de déportés. Après avoir quitté la commune de Lansargues, il s'était retiré chez Marguerite Vidal, sa tante maternelle, à Viols-le-Fort.

Enîre autres griefs qu'on lui reprochait, nous devons mentionner les suivants : Avoir fanatisé le peuple ; fait sonner les cloches « pour une messe de mort, à la mémoire du défunt Louis Capet ; soulevé le peuple; fait poursuivre à coups de pierres les agents de T Administration ». Il y eut à ce sujet une procédure, mais elle ne trouva pas lieu à condamnation.

Un autre motif non moins sérieux à la charge de l'ancien vicaire de Lansargues était ce d'avoir institué des écoles dans plusieurs communes et d'avoir par là éloigné les instituteurs primaires ». (Lettre du président de r administration municipale du canton de [\Caugitio, 6 brumaire an Fil, 27 octobre 1798).

Un Arrêté du Département du 12 vendémiaire an VII (3 octobre I798),(( considérant que Ricome est en opposition avec la loi du 19 fructidor an V, décide qu'il sera déporté par la gendarmerie, de brigade en brigade, jusqu'à Toulouse, premier dépôt pour les individus condamnés à la déportation et ensuite à l'île de Rhé, lieu fixé pour le séjour des déportés ». Le départ doit avoir lieu le 16 frimaire an VII (6 décembre 1798). On en prévient les Administrations centrales de l'Aude et de la Haute-Garonne et on les invite à prendre les mesures nécessaires pour \e protéger dans l'étendue de leurs départements respectifs.

Le père du condamné à la déportation se fit délivrer un extrait en forme de l'Arrêté pris par l'Administration, le 18 vendémiaire, et ne négligea aucune démarche pour obtenir sa délivrance. Ces peines finirent

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