‹ L'ancien clergé du diocèse de MontpellierChapitre 279 sur 324 · IV. Les Martyrs et Confesseurs de la Foi · texte numérisé non relu

IV. Les Martyrs et Confesseurs de la Foi

1810) et curé d'Aniane (11 septembre 1812), à la démission de M. Bastet. Il décéda le 6 décembre 183 1.

Cf. Arch. de l'Hérault, V. Police du Culte et L. 443 bis; Arch. de l'Evéché, Reg. des Décès; — F. Saurel, Hist. relig . du Dé p. de V Hérault, IV, 34, 71 et xj.

RIGAUD CHj>ël),

né à Lodève vers 173 1. Grand-Carme, sous le nom de Père Athanase. Avait refusé le serment et, pour ce motif, avait été enfermé dans la Maison de Réclusion, à Montpellier. Il obtint sa liberté provisoire en vertu d'un arrêté du représentant du peuple Olivier Gerente (14 avril 1795). Bientôt après, malgré ses nombreuses infirmités, il se vit contraint à réintégrer sa prison. Il avait réclamé sa liberté (23 janvier 1796), mais sa pétition demeura sans effet.

Sans se décourager, il fit parvenir à TAdministration centrale une nouvelle pétition, dans laquelle il se plaignait d'être retenu en réclusion pour la seconde fois. « Depuis 14 mois, disait-il, je gémis. Je suis malade; j'ai été opéré une fois et je suis sur le point de Têtre de nouveau. J'ai 66 ans et je suis pauvre. Je demande à rentrer à Lodève, mon pays ». Il obtint l'autorisation de vivre en liberté dans sa famille, sous la surveillance municipale.

Mais on le soupçonna de s'occuper de choses religieuses et des ordres sévères le contraignirent à se rendre à la Maison de Réclusion. Afin de l'éviter, il se fit délivrer un passe-port à Lodève (9 vendémiaire an VI, 30 septembre 1797) et disparut sans faire usage de sa feuille de route. On le croyait caché à Lodève.

Cf. Arch. de l'Hérault, L. 443.

RIGOT (Pierre),

prêtre non assermenté, domicilié à Béziers, déporté d'Agde à Nice, le 8 août 1792, âgé de 31 ans.

IJ Ancien Clergé du Diocèse de Montpellier.

RIVES (Jean-François),

né à Agde en 1734. Etudia la philosophie à l'université de Toulouse et se fit remarquer par la pénétration de son esprit et la facilité avec laquelle il s'exprimait. Son professeur, fier de produire un tel élève, lui fit soutenir une thèse de philosophie, que celui-ci dédia à Mgr de Charleval, évêque d'Agde. On félicita le prélat de ce qu'il avait un diocésain de si belle espérance. L'abbé Rives ne démentit pas ses brillants débuts et obtint un succès égal dans la théologie, qu'il étudia dans la même université où il prit tous ses grades.

Ordonné prêtre à 24 ans, le samedi des Quatre-Temps de décembre 1758, par son propre évêque et envoyé à Bessan, en qualité de vicaire. Il fut pour le curé Mazuc un aide pieux, intelligent et actif et s'attira l'admiration de tous par la facilité avec laquelle il annonçait la parole de Dieu .

Bientôt appelé à occuper un bénéfice à la cathédrale d'Agde (1773), il continua de s'appliquer à la direction des fîmes, ministère pour lequel on lui reconnaissait des qualités toutes particulières. Il consacrait ses loisirs à la composition de discours, qu'il allait ensuite prêcher pendant l'Avent et le Carême, dans les paroisses les plus considérables du diocèse d'Agde.

11 fut nommé suppléant de l'abbé Martin, comme député à l'Assemblée de la sénéchaussée de Béziers, avec mission de prendre part à l'élection des représentants à envoyer aux Etat généraux du royaume.

Le serment civique imposé par l'Assemblée nationale, serment j

qu'il refusa de prêter, le dépouillait non seulement de son bénéfice, mais encore de son patrimoine, relativement assez considérable, puisqu'il était fils unique de Rives, seigneur de Ribaute, On lui promettait, il est vrai, une pension de 1.170 livres, 18 sous, 9 deniers, comme dédommagement de sa prébende; mais on sait comment furent payées ces pensions. Regardant la foi et la religion comme son unique trésor, il quitta tout sans regret et partit, en 1792, pour Nice et de là pour Rome.

rV. Les Martyrs et Confesseurs de la hoi.

Puis, touché de Tabandon spirituel de ses concitoyens, il revint en

France après la promulgation de la loi du 7 fructidor an V (5 septembre

1767). Sa présence à Bessan était signalée par la Municipalité d'Agde, le

18 vendémiaire an VI (5 octobre 1797), comme déporté-rentré. Mais il

se tenait caché à Béziers et ne se montra qu'au moment où ayant fait la

promesse de fidélité, il put revenir à Agde et y exercer librement le saint

ministère.

Cf. Ms. de GoHiN, p. 117 ; — Archives de l'Hérault. L, 443.

RIVIÈRE-CÈRÉ Qean-Louis\

d'Albi, attaché à la collégiale de Pézenas, non assermenté, pension, 686 1. 8 d. S'était caché à Saint-Gervais, partit ensuite pour l'Espagne. Rentré de la déportation, il prit un passe-port pour la Suisse.

Cf. F. Saurkl, Hist. relig. du dép. de V Hérault ^ III, 18.

ROBERT (Jean-'Baptiste),

prêtie de Saint-Alban, déporté d'Agde à Nice, le ir septembre 1792.

Page 1