ROBERT
prêtre, sur lequel nos archives ne donnent que les indications suivantes. Accusé d'avoir provoqué des troubles dans les départements du Cantal et de la Lozère, il fut condamné à mort par la Commission militaire séant à Nimes (3 vendémiaire an VII, 24 septembre 1798). Enfermé dans la Maison de Justice de cette ville, il trouva le moyen de s'évader (16 vendémiaire an VII, 8 octobre 1798); mais arrêté de nouveau et conduit à Montpellier,il subit,]e même jour,la peine à laquelle il avait été condamné.
Cf. Arch. de l'Hérault, L. Lettre du Ministre de la Polici Générale, aux Commise, du Départ, de V Hérault (23 brumaire an VIII, 16 novembre 1799; — Lettre de l administration centrale au (Minis. de la Toi. gén. (3 frimaire an VIII, 24 novembre 1799). — F. Saurel, Hist. relig. du IJép. de l'Hérault, IV, 35.
ROBERT (Guillaume),
prêtre, né vers 17 17, à Bagnols, dans l'ancien diocèse d'Uzès. Curé de
U Ancien Clergé du Diocèse de Montpellier,
Notre-Dame de Mauguio, prêcha le Carême à Mauguio (1766) et à Vendargues (1767). Pourvu de la chapellenie de Sainte-Catherine, de Lanche (18 août 1767), il abandonna ses novales à TEvêque. Il jouissait de la maison presbytérale, nouvellement bâtie par la communauté. C'était là tout son revenu en dehors de sa congrue. A la Révolution, il était chanoine hebdomadier à Saint-Pierre, de Montpellier.
Il demeura longtemps enfermé dans la Maison de Réclusion de Montpellier comme ayant refusé le serment constitutionnel. A l'âge de 83 ans, il était encore reclus, souffrant de rhumatismes contractés dans les diverses prisons ; il n'avait plus de dents. Ses nièces de Montpellier le nourrissaient avec de la bouillie. Il fallut un certificat pressant de Victor Broussonnet pour lui valoir d'être mis en liberté, mais toujours sous la surveillance (6 prairial an VIII, 5 juin 1800).
Cf. Arch. de l'Hérault, L. et 3*nc Reg. des Délib. du District de Montpellier, p. 363, Etat des Prêtres reclus (16 germinal an II, 5 avril 1794; — F. Saurel, Hist. rclig, du dép, de VHérauU, III, 69.