ROCHE
fils aîné du médecin de ce nom. Prêtre de l'Oratoire, se déporta volontairement avant les décrets relatifs à la déportation des prêtres insermentés et se rendit à Gênes.
Il entra dans la maison du marquis Augustin de Spinola Arquata, noble génois (marié avec la fille du baron de Nisas Neurain (?) en qualité d'instituteur des enfants. Il se tenait en correspondaiice avec sa sœur, épouse Rancher. Les lettres que celle-ci lui écrivait étaient adressées au marquis de Spinola^ avec l'indication qu'elles devaient être remises à M. Roche. Une de ces missives, timbrée de Montpellier et datée du 18 octobre 1796, fut saisie à la poste de Montpellier et envoyée au ministre de la Police générale. La sœur de l'émigré (car il était dans la rigueur des termes émigré, puisqu'il avait devancé la loi), lui annonçait en termes couverts qu'elle faisait tout ce qui dépendait d'elle pour lui