IV. Les Martyrs et Confesseurs de la Foi
faciliter le moyen de rentrer en France. Les ordres les plus sévères furent aussitôt donnés et transmis au Commissaire du Directoire exécutif près l'Administration municipale de Montpellier qui, lui-même, les fit tenir au Commissaire du Directoire exécutif près le Département de l'Hérault (5 pluviôse an V, 24 janvier 1797).
Cf. Arch. de l'Hérault, L.
ROCHEMORE ("Pierre-Joseph de),
fils du marquis de Rochemore et d'Elisabeth de Maillan, ancien vicaire général et officiai du diocèse de Nimes, auquel il appartenait par sa naissance. Jeune encore, il s'était consacré à Dieu avec une grande délicatesse de conscience et un parfait détachement des choses de ce monde. Il était docteur en droit canon et chanoine de la cathédrale d'Alais lorsque Mgr Raymond de Durfort, évêque de Montpellier, l'investit du titre de vicaire général (3c juin 1771). Nous trouvons dans les anciens registres de TEvêché de Montpellier la preuve qu'il en avait rempli les fonc tions. Nommé à Tune des quatre chapellenies de Sainte-Foy, en l'église des Pénitents Blancs, sur la présentation du marquis d'Aubais, il prit possession de ce bénéfice par procureur (28 janvier 1774). A la Révolution, il se retira sur les bords du Vidourle, à Villetelle, berceau de sa famille. Tantôt fugitif, tantôt protégé par les braves gens du pays, il administra sagement l'ancien diocèse de Nimes. C'est sans doute à son habileté bien reconnue qu'on le choisit, eh 1802, pour occuper le siège épiscopal de Montpellier et travailler à organiser le nouveau diocèse dont les limites devaient se confondre avec celles du département de l'Hérault et du Tarn. C'est aussi probablement à raison de cette sorte d'apprentissage et de noviciat fait dans sa jeunesse, en qualité de vicairegénéral dans le pays où on voulait l'envoyer, que M. de Rochemore, homme modeste et sans ambition, refusa le noble mais redoutable fiirdeau dont on désirait le charger. 11 se trouva très honoré du titre de vicaire général d'Avignon, à la résidence de Nimes; le Gard et la Vaucluse ne
L'Ancien Clergé du Diocèse de Monipellier.
formant au Concordat qu'un seul et mcme diocèse, sous la houlette de Tévêque d'Avignon. Il mourut à Nimes, le 8 novembre 1810, laissant la mémoire d'une piété austère et d'une extrême bonté.
Cf. Arch. de l'Hérault, Fonds de l'Evêché de Montpellier, 26^^ Reg. des Insin. ceci., pp. 215 et suiv. ; - FisauET, La France pont if. p. 294 ; — L. de La Roq.ue, Armoriai de la noblesse de Languedoc ;. — Emile Bousq.uet, Histoire de Saturargnes, p. 86; — F. Saurel, Raymond de Dnrfort, et Hist. relig. du dép. de V Hérault ^ IV, 90.
ROLLIN (^.Antoine),
prêtre de Béziers, déporté d'Agde à Nice, le 9 août 1792, âgé de 35 ans. En 1803, succursaliste à Vendres (canton de Béziers).
KONG A S (Joseph'Pierre-Henry),
Bénédictin, né à Saint-Ger\'ais, refusa le serment et se retira dans sa tamille. où il demeura Jusqu'à son départ pour l'Espagne, muni d'un passeport.
Cf. F. Saurel, Hist. relig, du Dép. de V Hérault, III. 18.
ROQVE,
chanoine de Saint-Pons, sujet à la déportation. La liberté des cultes ayant été proclamée et un arrêté du Département (7 nivôse an IV, 28 décembre 1795} ayant ordonné de laisser les églises à l'usage des citoyens qui en avaient joui précédemment, l'abbé Roque et deux autres prêtres de Saint-Pons demandèrent l'exécution de l'arrêté. L'agent municipal n'osa pas se prêter à ce qu'on demandait, à raison d'une opposition formulée par quelques habitants. Se retira à Paris.
Cf. Arch. de THéiault, L. 443 bis.
ROQUE (Jean'tÂntoine'Frédéric)^
naquit à Plos, hameau alors dépendant de la commune de Murât (Tarn)