‹ L'ancien clergé du diocèse de MontpellierChapitre 292 sur 324 · SANGUIN · texte numérisé non relu

SANGUIN

curé de Cournonterral « ministre du culte, salarié par la Nation, est destitué de ses fonctions pour avoir prêché la désobéissance aux lois et en avoir personnellement donné Texemple. Il sera mis en état d'arrestation conformément à la loi du 17 septembre dernier (1793) ». Arrêté du représentant du peuple Boisset, 4""* jour du 2"^ mois de l'an 2 de la République française. Il fut non seulement arrêté, mais encore déporté (25 octobre 1793).

Cf. Procès-verbaux de V%Assemblée Administrative, IV, 190.

SARRET (Louis),

de Thézan, né vers 1759, et SARRET {Gaspard), son frère, né vers 1761, portés sur la liste des émigrés, n'avaient pu obtenir leur radiation. Après leur rentrée en France, ils s'étaient domiciliés à Montblanc, canton de Servian. Ils prirent un passe-port, à Servian, pour l'Espagne.

Cf. Arch. de l'Hérault, L. 443 (Murviel, 14 vendémiaire an VI, 5 octobre 1797).

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V Ancien Clergé du Diocèse de Montpellier.

SARTRE (Jean-François'Nîcolas),

sa mise en surveillance, à Béziers, est autorisée par Fouché, ministre de la Police générale (5 frimaire an VIII, 26 novembre 1799).

SARTRE (Pierre), • prêtre bénéficierai! chapitre Saint- Aphrodise, insermenté, pension 751 1. 13 s. 4 d. Déporté d'Agde à Nice, le 7 septembre 1792, âgé de 38 ans.

S AUCLIÈRE (Joseph),

Capucin de Gignac, non assermenté, pension 800 livres. Né le 26 octobre 1739, déporté d'Agde à Nice, le 15 août 1792. En 1803, chargé de l'annexe de Pouzols ^canton de Gignac). Curé de Saint-Pargoire (7 septembre 1807).

SAUREL (Etienne-Jean) y

né vers 1734, à Trêves (Gard), domicilié à Gignac, jureur rétractant, déclare devant la Municipalité de cette commune avoir rétracté son serment et lui demande un passe-port pour se rendre à la Maison de Réclusion à Montpellier. Il n'exerçait plus le culte en public.

Cf. Arch. de l'Hérault, L. 443, (Gignac, 2 vendémiaire an VI, 23 septembre 1797).

SAUVAT (Casimir),

ancien curé de Saint-Clément, prêtre insoumis w préside des assemblées nocturnes » à Saint-Martin de Tréviès. Le 13 septembre 1 801, à 2 heures du matin, le maire voit, de sa fenêtre, que l'église est brillamment éclairée. Il s'y transporte et entre, ceint de son écharpe. Il trouve une réunion nombreuse et, au nom de la loi, somme les assistants à se retirer. Aucun n'obéit. Il sort lui-même, pour revenir bientôt, escorté de témoins, afin de pouvoir verbaliser ; mais il n'y a plus personne dans l'église. Il ferme la porte et enlève la clef.

Cf. Arch. de l'Hérault, V. Toliu du CuUe, — F. Saurel, Hist, reli?. du âêp. de V Hérault, IV, 60.

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