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IV. Les Martyrs et Confesseurs de la Foi

i6 février 1794). Le moment venu, on l'envoie à Bordeaux, on l'enferme dans la prison du Petit Séminaire, puis on Tembarque sur le vaisseau-prison le Dnnkerqm (12 frimaire an lil, 2 décembre 1794). H est libéré en rade du Port-des-Barques (12 avril 1795).

Cf. Arch. de l'Hérault L. 358 ; — Lelièvre, Une nouvelle page au Martyrologe Je ^79S î — Manseau, Les Prêtres et Relig, déportés ; — Saurel, Hist, relig. du dép, de V Hérault. III, 71. .

SEGUI (Joseph-Marie),

sujet à la Déportation, prend à Bédarieux un passe-port pour TEspagne, à l'âge de 36 ans (25 vendémiaire an VI, ré octobre 1797).

Cf. Arch. de THérault, L. 443 bis.

SEGUIN T)ES HONS (Jacques-Louis-David),

naquit à Castres le 30 octobre 1762, d'une famille originaire de Malbosc, près Saint-Pons. Il commença ses études à Sorèze et les termina à Paris, dans l'ancienne institution Sainte-Barbe. Il s'y distingua par son esprit et son amabilité, et s'y lia d'une étroite amitié avec les notabilités de cette époque. Il étudia la théologie à Navarre et passa sa thèse de docteur en Sorbonne, avec la plus grande distinction. Il devint chanoine de Saint- Pons, (chapitre dont deux de ses oncles faisaient déjà partie), et, quelques années avant 1789, vicaire général de Mgr de Bonne (un autre de ses oncles), évéque d'Agen.

A la révolution il refusa le serment et ne quitta point le territoire de la République pendant la Terreur. Il se tint caché longtemps dans une maison chrétienne, située sur les bords de la rivière du Lard, et célébra les saint mystères dans un pauvre grenier, éclairé par une petite fenêtre. Dans les moments de péril pressant, il se réfugiait dans le creux d'un rocher, masqué par des arbres touffus, de l'autre côté de la rivière, où par des signaux placés à la petite fenêtre de son grenier hospitalier, il voyait s'il fallait se cacher ou s'il pouvait sortir et se montrer sans danger.

U Ancien Clergé du Diocèse de Montpellier.

Le propriétaire de ces deux asiles voulant perpétuer le souvenir du dévouement de sa famille à la religion catholique, avait fait fondre une plaque commémorative,quc son fils M. Courrech,fit placer sur le rocher. « Pendant la tourmente révolutionnaire, sur ces rochers, alors entourés d'arbres touffus, trouvèrent un refuge toujours sûr, deux honorables parents et un vénérable voisin, tous chers à notre famille: MM. Pontier, mort curé de Serviez (Tarn), de Carayon Latour, mort receveur général à Bordeaux, Mgr Des Hons, mort Evêque de Troyes ».

La liberté des cultes ayant été proclamée (Loi du i8 thermidor an II, 5 août 1794) Seguin des Hons se présenta devant la municipalité de Saint-Pons, pour jouir de cette liberté et demanda de pouvoir dire la messe dans l'ancienne église des Récollets (25 prairial an III, 13 juin 1795). '

Après le Concordat, il fut nommé, au mois d'août 1803, par Mgr Rollet, à la cure de Cuq-Toulza, ou Cadix, dans l'arrondissement de Lavaur; le département du Tarn étant alors compris dans le diocèse de Montpellier. Il touchait la modeste pension de 266 fr. 66. Il remplit avec autant de distinction que de zèle la charge pastorale, si bien que, le 7 août 18 10, le ministre des cultes ayant demandé à Mgr Fournier de lui désigner trois de ses curés qui lui paraîtraient les plus dignes d'être élevés de la 2*= classe à la i*'*', l'abbé Seguin des Hons figura sur la liste des candidats. L'évêque le nomma chanoine honoraire et peu après curé archiprêtre de Saint-Pons (10 juillet 18 17). A la mort de l'abbé Boyer d'Anti, il lui confia la direction spirituelle du département du Tarn avec le titre de vicaire général.

M. des Hons se livrait tout entier à l'œuvre qui lui avait été confiée, lorsque une ordonnance royale, du 22 juin 1825, le nomma à l'évôché de Troyes. Il fut sacré à Paris, le 26 février de l'année suivante, par Mgr Frayssinous, évêque d'Hermopolis, ministre des affaires ecclésiastiques et prit possession de son siège le 17 mars. La distinction de ses manières le fit remarquer du roi Louis-Philippe, qui le désigna pour l'archevêché d'Avignon, devenu vacant par le décès de Mgr Morel de Mons.

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