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IV. Les Martyrs et Confesseurs de la foi

ments à la malade ; il lui porta même le saint viatique, après avoir dit la messe de grand matin dans la maison du citoyen Jean Ferret de Sales, dudit Villecelle. La femme Tabarié, pour faire parvenir chez elle un prêtre catholique, avait profité de l'absence de son mari, zélé patriote. Celui-ci, rentré dans son domicile et apprenant ce qui venait de se passer, s'empressa de dénoncer le prêtre et de réclamer contre lui l'application de la loi (8 germinal an IV^ 28 mars 1796).

L'abbé Vigues fut délégué pour recevoir dans l'église paroissiale de Clermont la rétractation de Grégoire Pons. Rappelant en chaire la faute du pasteur, il crut devoir s'humilier lui-même et s'accusa d'être aussi pécheur que son pénitent : « Oui, oui », s'écrièrent quelques fanatiques dévoués au curé Grégoire. Mais une parole de celui-ci calma promptement cette émotion et tout rentra dans l'ordre.

En 1803, Vigues était curé de la Madeleine, à Béziers, avec pension de 233 fr. 33 c, et en 1807, chanoine honoraire de Montpellier. Il fit le* bien dans sa paroisse et décéda le 16 avril 1810, à l'âge de 64 ans.

Cf. Arch. de l'Hérault, L. 440 et 443; — Reg. desDe'lib. de r^Âdmin. municipale du canton du Poujol; — Reg. 24^ des Insinuations ecci.; — Ordo de Montpellier pour 1807. — F. Saurel, Hist. relig. du Dép, dé V Hérault ^ III, 76.

VILL AMANT (de),

prêtre de Montpellier, resta caché, durant sept ans, en son pays natal, dans une cave de la maison Lacroze, ancienne rue En-Civade, près la préfecture. Il y perdit la voix, usa sa santé et mourut peu après le rétablissement du culte. « Ma vie m'importe peu, disait-il souvent au généreux chrétien qui lui donnait asile. Je ne veux pas que vous vous exposiez plus longtemps à la mort, à cause de moi, avec vos sept enfants. — Vous resterez ici, lui fut-il invariablement répondu : « il en sera de moi ce que le bon Dieu voudra » .

Cf. L'abbé Raynard. Rapport sur la situation de V Eglise de Frattce.

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L'Aticien Clergé du Diocèse de Montpellier.

VILLEBRUnsL.

Deux frères, appartenant tous deux au chapitre de Pézenas. L'aîné, Jean- Jacques y né le i^' avril 1760, refusa le serment. Sa pension réglée à 1.118 1. r s. 3 d. Le ]cunG, Jean-tÂntoine, également réfractaire. Sa pension : 1.068 1. 2 s. 9 d. Tous deux déportés. En 1803, le jeune était succursaliste à Bassan, canton de Béziers.

Cf. Arch. de l'Hérault, L. 443 bis. — Journal hebdomadaire du DéparUment de V Hérault, no du samedi 8 février 1792.

V ILLEBRUN Raymond),

prêtre de Planssinaux, déporté d'Agde à Nice le 7 septembre 1792, âgé de 32 ans.

VILLERASE {Louis),

chanoine archidiacre du titre de Captais, à la cathédrale de Béziers, né le II mai 1717, signa la lettre collective du chapitre à Mgr Nicolay (26 octobre 1790). Il refusa le serment. Sa pension arrêtée à la somme de 6.000 livres.

Dénoncé au Directoire de Béziérs, et à différentes reprises, soit par la société populaire, soit par divers groupes de citoyens, comme fanatisant les esprits, tenant des assemblées nocturnes tous les samedis dans la maison de la citoyenne Mons << où il fiiit toutes les cérémonies de l'église » (15 janvier 1793), il est condamné à la réclusion (29 janvier

Il présente ou fait présenter au District une pétition (non datée),

pétition qui est rejetée. Villerase est contraint de se rendre à la Maison de Réclusion, à Montpellier, Il est à la longue remis en liberté ; mais bientôt on veut l'enfermer de nouveau. De Béziers, où il a son domicile, il adresse' une pétition aux Administrateurs municipaux de cette ville. Il rappelle la date de sa naissance (11 mai 1717). Tenu en réclusion tant que les Lois ont frappé de cette peine les prêtres insoumis.

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