I. Les Constitutionnels
Mende, il prêta le serment constitutionnel dans cette ville (i" mars 1791), et se retira à Lodève, son pays natal^ puis à Bédarieux et enfin à Béziers. Il est porté par Mgr Fournier sur la liste des « prêtres constitutionnels persévérant dans le schisme ».
Cf. Arch. de l'Hérault L.; — Arch. de TEvêché.
CAMREDON (Jean),
né à Frontignan, le 18 février 1734, religieux Cistercien, à la maison de Fontfroide (Aude), prêta le serment constitutionnel et fut nommé par Pondérons, procuré de Vie (23 septembre 1792). A la Terreur, il habitait à Frontignan. Le district de Montpellier le choisit pour curé de Mireval, à la majorité absolue de 35 votants (6 pluviôse an Vil, 25 janvier 1799).
CARRIÈRE (Jacques),
jureur, curé d'Olargues, vicaire épiscopal de Pondérons, signa les actes du synode de Béziers. Il est classé par Mgr Fournier parmi les « prêtres constitutionnels persévérant dans le schisme ». Il résidait toujours à Olargues.
Cf. Arch. de TEvêché, Tableau du Clergé, p. 296.
CATALA (Jean-Pierre),
vicaire à Saint-Aphrodise de Béziers, signa les actes du synode constitutionnel : « Jean-Pierre Catala, procuré de Saint-Aphrodise et secrétaire de l'Evêque ». A la restauration du culte catholique, il continua d'avoir sa résidence à Béziers. Mgr Fournier l'avait rangé parmi les prêtres « constitutionnels persévérant dans le schisme ».
Cf. A. CosTE. Saint-Aphrodise, Evéque de 'Bàiiers et son Eglise; — Arch. de FEvêché.
CAVALIER (Jean-Victor),
était vicaire constitutionnel à Sainte-Anne de Montpellier, lorsqu'il tui
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choisi par le curé intrus de Notre-Dame pour devenir son vicaire. — Le 14 octobre 179 1, il prêta le serment schismatique et, le 17 septembre 1792, le serment « Liberté-Egalité ». — On lui assura une pension de 800 livres. (Déprêtrisation 13 décembre 1793).
SousRouanet, il devint curé, ou, comme on disait alors, ministre du culte a Mons. Il ne tarda pas a être dénoncé pour cause d'immoralité (13 messidor an X, 2 juillet 1801). L'accusation portant une trentaine de signatures, était contre-signée par Léon Massot, maire de Mons (13 prairial an X, 2 juin 1802) et expédiée par lui au sous-préfet de Saint-Pons. Celui-ci avait déjà reçu des pétitions en faveur de l'accusé. Il transmit les pièces contracdictoires au préfet, estimant qu'il y avait lieu d'envoyer une commission à Mons, pour s'assurer des faits. Trente habitants le dénonçaient et quatre-vingt-dix le demandaient comme curé. Ces derniers assuraient que depuis six ans environ que Cavalier était dans la commune, il s'était toujours conduit en bon prêtre; qu'il n'avait cessé de les instruire et de les édifier; qu'il avait surtout réussi à rétablir la tranquillité et la paix. Ils demandaient par une nouvelle pétition; celle-ci adressée a l'évêque légitime Mgr Rollet, — de vouloir bien le leur conserver comme curé (26 thermidor an X, 14 août 1802). L'adjoint et les conseillers municipaux écrivirent au préfet prenant la défense de leur prêtre, affirmant que Cavalier s'était toujours comporté en bon curé et pasteur; que les faits à lui reprochés ne sont pas dans la vérité et qu'on le prouverait. Ils priaient le préfet de demander à Tévêque Rollet de le donner pour curé à Mons « de suite, parce que nous n'avons pas de prêtre » . Plus de soixante signatures étaient apposées au bas de la lettre. (14 vendémiaire an XI, 6 octobre 1802).
Diverses protestations des habitants parviennent à la préfecture, en preuve de la fausseté des plaintes portées contre le malheureux curé, et réclament contre leurs noms apposés dans la série des signatures des dénonciations, qu'il nous suffise d'en citer une : François Jammc, écrit au préfet : ce Aux Pradals, 20 vendémiaire an XI (12 octobre 1802).