‹ L'ancien clergé du diocèse de MontpellierChapitre 33 sur 324 · I. Les Constituiionneh · texte numérisé non relu

I. Les Constituiionneh

J'ay été trompé quand on m*a dit de signer une écriture disant que c'étoit pour le grand chemin, et c'étoit contre le citoyen Cavalier, notre brave curé : Si je Tavois su, je ne Taurois pas fait, parce que tout ce qu'on m'a dit n'est pas la vérité et j'ai été surpris. Je dénonce tout cela et je laporte ma signature ». Quelques jours après, l'adjoint et les membres du Conseil municipal demandent de nouveau au préfet qu'on leur rende leur curé, affirmant que tout ce que l'on a dit contre lui était faux ! (29 vendémiaire an XI, 21 octobre 1802). Toute cette tempête de calomnie était l'œuvre du maire , ennemi personnel de Cavalier .

En attendant le ministre de la police générale avait été consulté sur la suite à donner aux dénonciations et le 9 thermidor an X (27 août 1802). Portails écrivait au préfet de l'Hérault : « Je pense qu'il y a lieu d'éloigner cet ecclésiastique jusqu'à ce que l'évèque nommé pour le département de l'Hérault ait pu prendre à l'égard de Cavalier le parti qu'il jugera convenable ». En conséquence le curé dénoncé calomnieusement fut mis en surveillance dans la commune de Béziers (30 frimaire an XI, 4 21 décembre 1802), avec défense de paraître à Mons, et cet exil dura jusqu'au 18 nivôse an XI, 8 janvier 1803, où le prêtre affreusement calomnié parvint à prouver son innocence par une lettre adressée au préfet.

Cavalier ne fut pourtant pas compris dans la nouvelle organisation du culte catholique, sous Mgr Rollet, en 1803. Et nous voyons à cette date, comme curé de Mons Jean-Esprit Maissonnier.

Arch. de l'Hérault, Série V. Culte catholique. Clergé, ans XIII et XIV, — et Poliu du Culte, de l'an VIII à l'an XI. — F. Saurel, Hiit. relig. tome IV aux Pièces justif., no y. Le Tableau du personnel du Clergé paroissial du Diocèse de Montpellier, en 1803.

CERISE (Guillaume) y

né à Neffiès, Dominicain de la Maison de Béziers, prêta le serment. Sa pension réglée à 800 livres. Pondérons le choisit pour un de ses

vicaires épiscopaux. Après la Terreur, il exerçait le culte à NefEès (i2 vendémiaire an VI, 3 octobre 1797).

Cf. Arch. de l'Hérault, L. 443.

CHAPUS (Jean),

prêtre constitutionnel, curé de Paulhan, faisait partie de la société populaire. Sa présence au club refroidit Tardeur du plus grand nombre et éloigna ceux qui auraient eu quelque désir d'y entrer (30 pluviôse an II,

18 février 1794).

On fit, au club, la lecture d'une lettre venue de Montpellier, par Clermont, portant invitation à adopter le culte de la déesse Raison. Chapus, qui était présent à la réunion ne vit pas sans indignation qu'il s'agissait d'abolir le culte catholique et de supprimer le Dieu dont il était jusqu'à cette heure le ministre, quoique indigne. Son cœur se souleva ; le sang lui monta au visage. Il demanda à voir de ses propres yeux la lettre fatale, en apparence afin de s'en rendre compte, mais au fond pour y trouver un vice quelconque, une fin de non-recevoir. Cet examen fait, il s'écria : « Citoyens, cette pièce est sans date et partant irrégulière; nous ne pouvons la prendre en considération ! » La proposition fut acceptée avec une satisfaction visible, car il en coûtait au bon peuple de la campagne de renier le Dieu de ses pères (17 ventôse an H, 7 mars . 1794). Pour cette fois, la Déesse Raison ne fut pas admise. Mais elle fut intronisée dans l'Eglise Sainte-Croix deux mois après (30 floréal,

19 mai).

Cf. Delouvrier, Hist. deSaint-Chinian.

CHRISTOL (Noél'Etienne),

prêtre Cordelier, né à Mèze d'une famille peu aisée. L'abbé de Gohin en parle d'une façon peu élogieuse. « Voyant, dit il, pour lui peu de ressources du côté du monde, il espéra s'en procurer en entrant chez les

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