‹ L'ancien clergé du diocèse de MontpellierChapitre 35 sur 324 · I. Les Constitutionnels · texte numérisé non relu

I. Les Constitutionnels

ser au second plan. En signant les actes du synode de Béziers, auquel il avait assisté, Conte ajouta le titre de curé d'Agde à sa signature.

Se voyant pris d'une fluxion de poitrine et sachant qu'il ne pourrait pas s'en relever, il envoya à Servian prendre un autre capucin, jureur et apostat comme lui. Après une confession à un prêtre sans pouvoirs, il en reçut Textrême-onction. — <c Pourquoi ne lui donnez-vous pas le saint Viatique », demanda un assistant ? Le capucin de Servian répondit : « Le malade ayant dit la messe le 4 juin, jour de la Fête-Dieu, (jour où il avait pris son mal) n'a pas besoin de Viatique ». « L'abbé Conte » mourut le 9 juin 1801 et fut porté en terre le même jour.

Cf. Ms. de l'abbé de Gohin. — Arch. de l'Hérault. L. 443.

COSTEBELLE (Jean-Louis),

né à Montpellier, sur la paroisse Notre-Dame, le 17 mars 1729, fit profession chez les Cordeliers de Pézenas, sous le nom de Fr. François, le 12 juillet 1748. Il prêta le serment et sa pension fut arrêtée à 400 livres. Il se retira dans sa famille, à Montpellier. Il y était encore le 28 frimaire an VII (18 décembre 1798).

COUVIGNON (Jean-Joseph),

de Béziers, religieux Carme, assermenté, pension 700 livres. Signa les actes du synode de Béziers, prenant le titre de curé de Ribaute.

CRASSOUS (Jean-Nicolas),

jureur, curé de Cazouls (8 octobre 1797) âgé de 37 ans. Signa comme vicaire épiscopal les actes du synode de Béziers. Pension 1500 livres. Sous Tépiscopat de Mgr Fournier, Crassous habitait Cazouls-les-Béziers, où il était sans emploi ; d'abord interdit, puis réconcilié. Dansi la suite, il quitta Cazouls et se rendit à Maureilhan.

Cf. Arch. de l'Hérault, L. 443.— Arch. de l'Evôché, Tableau du clergé du Diocèse, p. 155.

CRESP (Jacques),

prêtre originaire de Grasse. Le 3 février 1793, sur la demande qui leur en est faite par Cresp, le maire, les officiers municipaux et le procureur de la commune de Murviel-les-Montpellier se transportent à l'église paroissiale. Cresp leur dit avoir été élu curé de Murviel par la dernière assemblée électorale du district, et avoir obtenu, le 15 janvier précédent, l'institution canonique par le citoyen évêque du département. Lecture est donnée du procès-verbal de l'élection et de l'institution canonique. Requis de prêter ce serment : « Maintenir la République, la liberté, l'égalité, de mourir en les défendant et de remplir fidèlement les fonctions de curé qui lui sont confiées, il jure et célèbre la messe. Il n'eut pas à fournir une longue carrière, car la République pouvait se passer des schisma tiques, et le 10 août 1794, le curé constitutionnel dut résilier ses fonctions et demander un certificat de civisme, qu'on s'empressa de lui délivrer. Ne l'avait-il pas mérité ?

Cf. Arch. municipales de Murviel, ^g.des Délibérations de ij8i à ijpS-

DAUMAS (^ndré),

né à Montpellier, sur la paroisse Sainte-Anne. Titre clérical (roo 1.) du 15 mars 1757. Gradué. Pourvu de la chapellenie de Saint-Georges dans l'église paroissiale Saint-Pierre de Ganges (10 mai 1767). Pro-curé des Matelles, le curé étant en même temps curé de Valflaunès et y résidant (4 janvier 1676). Pro-curé de Saturargues, pendant qu'il n'y a pas de curé, ob litem prœseniem ortam ratione diverse collationis (i" mars 1770). Prêche des quinzaines aux Matelles et à Saint-Christol (en 1769). Pourvu de la cure de Saint-Jean de Buèges (10 janvier 1772). Prête le serment constitutionnel. Pension 1200 livres.

DAVEROUX,

vicaire épiscopal de Pondérons. Pension 800 livres.

Page 1