III. Les tApostats
remit ses lettres de prêtrise, en preuve d'apostasie, au District de cette ville, et reçut une pension de 2.350 livres.
Cf. Arch. de l'Hérault, L.; — A. Soucaille, Notice historique sur le Collège de ^Béliers i p. 58 et suivantes.
ARNAUD (Tierre),
né le 26 septembre 1725, au Gros, District de Saint-Hipolite (Gard). Oratorien et principal du GoUège de Montpellier, lors de la suppression de rOrdre. Le 20 février 1791, il se rend à la mairie avec neuf autres ecclésiastiques, escortés par la garde nationale et puis à l'église Notre- Dame-des-Tables, où ils prêtent le serment constitutionnel. Le 4 frimaire an II (24 novembre 1793), il envoie à l'Assemblée administrative ses lettres de prêtrise qui sont transmises en son nom au président de la Société populaire pour être livrées aux flammes. Il déclare dans sa lettre d'envoi qu'il a déjà renoncé à l'exercice des fonctions du ministère et qu'il n'entend pas les reprendre. Il les reprit cependant et déclara le 29 messidor an III (17 juillet 1795) qu'il se proposait d'exercer le ministère du culte catholique dans l'étendue de la commune de Montpellier. Le 5 juillet 1798, il déclara n'avoir point rétracté son serment.
Cf. DuvAL-JouVE, t. II, p. 158; — Arch. de l'Hérault, L. 358; — *Procès-verbal de V^Asseniblée administrative, IV, 306.
^THÉNOSY (Esprit-Joseph),
curé constitutionnel de Lunel. Apostasie (3 décembre 1793). Il déclare qu'il ne professera désormais d'autre culte que celui de la patrie.
Cf. Procès-verbaux IV, 351.
^UBÈS, .
curé de Nizas, assermenté. Pension : 500 livres. Dépcêtrisation le 3 décembre 1793; « ne professera désormais d autre culte que celui de la Patrie. »
Cf. Procès-verhah IV, 351.
V Ancien Clergé du Diocèse de Montpellier.
"BAILE (Jean- Joseph),
prêtre, né à Montpellier et y domicilié, était fils de Pierre Baile, bourgeois de cette ville. Il reçut, le 14 décembre 1764, le titre clérical qui lui assurait une somme annuelle de cent livres, comme c'était l'usage à cette époque. Il prit le grade de maître ès-arts devant la Faculté de Montpellier et le notifia au chapitre cathédral(30 avril 1772 et 6 avril 1773). A la Révolution, il prêta le serment constitutionnel et devint curé de
Vendargues. La République n'ayant plus besoin de prêtres, lui assura une pension de 1.200 livres. Déprêtrisation (28 novembre 1793).
Cf. Procès-verbal, IV, 329.
"BALLET CPierre-César),
né à Bédarieux le 26 octobre 175 1, profès de la Chartreuse de Beauvoir (Tarn). Sa pension comme religieux fixée à 900 livres. Il prêta le serment à Montpellier le 13 octobre 1792 et devint aumônier de l'hôpital St-Eloi de cette ville. Après avoir renoncé à son w métier de prêtre » le 30 frimaire an II (20 décembre 1793), il épousa la demoiselle Fraisse, veuve Gachon, et se fit « défenseur officieux ». Il mourut à Bédarieux, après avoir dit à plusieurs personnes qu'il ne désespérait pas de voir rétablir les cloîtres et que, comme il connaissait le monde, il embrasserait alors de nouveau la vie monastique, pour méditer sur sa conduite.
Cf. Soulier, Ms. de la Bibliothèque de Montpellier, I, 441. — F. Saurel, Hist. relig. du Départ, de V Hérault, III, 48.
"BARRAL (Gaspard),
prêcha le Carême aux Pénitents Blancs de Montpellier (1767) et à Sainte- Anne (1770), vicaire épiscopal de Pondérons, remit ses lettres de prêtrise à l'administration du District de Béziers et abdiqua ses fonctions (1793).
"BASTIDE (Nicolas),
de Pomérols, curé jureur de Pinet, livra ses lettres de prêtrise au District de Béziers. Pension : 1600 livres.