Erasmi Op. 1703, CoUoquia familiaria, p
écoliers pour dire qu'on a reçu le fouet : habuit ad dorsum. Dorsumy observe-t-il sentencieusement, omnino aliud estquam tergum; verum ubi agitur de pœna, terrjum dici solet. Le Brugeois Pierre du Pont, Petrus de Ponte, qui enseigna les belles-lettres à Paris, sous François Ier, dans une pièce de conques ta natium, fait entendre les récriminations de ces nates qui payent pour toutes les fautes commises par les autres parties du corps :
Quidquid délirant alii crudeliter artua Plectimur
L'oreille a-t-elle cessé d'être attentive à la leçon du maître, la langue a-l-elle troublé le silence de la classe, aussitôt c est le pauvre innocent qui paie.
Itur ad innocuum multo cum verbere culum.
L'exécuteur de ces basses œuvres dans les collèges, le portier, pour rappeler par son nom, jouissait comme nous l'avons déjà remarqué, d'une haute considération; par un raffinement de cruauté, dit Rathery, à qui nous empruntons ces détails, il fallait le payer pour en recevoir, à son corps défendant, ce pénible service. Il opérait solennellement dans la grande salle, en présence de tous les élèves convoqués au son de la cloche : de là celte phrase consacrée par les écoliers pour désigner la correction, habuit aulam, il a été fouetté en salle. Quelquefois le maître de la maison opérait lui-même, comme le fameux Pierre Tempeste, principal du collège de Montaigu, où, selon le dicton de l'époque, tout était aigu, le nom, l'esprit de la maison et les dents des élèves, qui y mouraient de faim :
Mons acutus, ingenium acutum, dentés acuti.
C'est ce Pierre Tempeste signalé par Rabelais comme « un grand fouetteur d'escoliers » qui fut chansonné par ses victimes dans une satire commençant par ces vers :
Horrida Tempestaa montem turbavit acutum '.