‹ L'ancien Collège d'Harcourt et le Lycée Saint-Louis. Notes et documents pour la plupart inéditsChapitre 130 sur 355 · Gallia Christ., t. XI, col · texte numérisé non relu

Gallia Christ., t. XI, col

perpétuelle, où il mourut en 15911. C'est sans doute par suite de son attachement excessif à la personne et au service de Claude de Sainctes, qu'Olivier de Quittebeuf en vint à négliger l'administration du collège d'HARcouRT, dont il était proviseur. En effet, jusqu'au moment où il devient son vicaire général, il reste fidèle à la résidence, il maintient la maison en bon état, il restaure et agrandit même les bâtiments. C'est ainsi que nous le voyons signer, le 18 juillet 1569 et le 1er septembre 1571, plusieurs contrats favorables au collège, y ajouter des constructions nouvelles, où il s'installe, ainsi que l'atteste l'inscription qu'il y fit graver*. On a conservé avec soin les vieilles portes que le proviseur Fortin donna au collège, comme nous le verrons au chapitre suivant. Pourquoi ne conserverions-nous pas aussi le souvenir des' deux distiques latins, placés au-dessus de la porte du bâtiment, qu'avait fait élever le proviseur de Quittebœuf en 1574? Les voici :

Haec cùm ait Charitum, Musarum et Pal 1 ad i s aedes Fioret et Jiinc niveis sacra triumphat equis

Gloria, mirifico sed grandior hocce triumpho Quod sit idem Christi nobile Gymnasium.

1574. Olivario de Quittebœuf, Provisore.

Mais, à partir de l'époque où Olivier de Quittebeuf est appelé auprès de l'évêque d'ÉvREex, il abandonne le collège d'HARcouRT à la rapacité et aux déprédations des boursiers. Voici ce que racontent nos facturas à cet égard : « Maître « Olivier de Quictebeuf, dit l'un d'eux, estoitle plus sou - « vent absent du collège, il résidoit ordinairement à Évreux,

* et ayant besoin que les boursiers ne se plaignissent point de

* ses absences, il étoit nécessité de relascher et céder beaucoup « de ses droits, et de souffrir les entreprises des boursiers. « Ce fut durant cette absence que les boursiers, estant sans

1. G allia Chvist., t. XI, col. 611. — De Thou, Ilist. universelle, t. XI, p. 362.

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