‹ L'ancien Collège d'Harcourt et le Lycée Saint-Louis. Notes et documents pour la plupart inéditsChapitre 137 sur 355 · Bib. nat., factum R., p. 12933, in · texte numérisé non relu

Bib. nat., factum R., p. 12933, in

facturas nous apprennent qu'il intenta un procès au collège d'HARCotJRT, pour se faire payer les arriérés de sa charge de prieur. Les boursiers, en l'absence du proviseur, transigèrent avec lui, et obtinrent qu'il renonçât à sa bourse, en 1597, quand il devint curé de Noisy-le-Sec, près Paris, en lui abandonnant la jouissance viagère de deux chambres au collège1. Évidemment ce n'est pas de ce dernier qu'il s'agit ici, mais du précédent, le Thomas Lamy, qui fut quatorze ans boursier du collège et docteur en théologie en 1573.

Sa nomination faite ainsi d'autorité, sans le concours des grands boursiers, électeurs officiels du proviseur, va soulever au collège d'HARcouitT une double opposition, de la part de l'ancien titulaire et des boursiers. Les procès ne vont pas manquer, ce qui n'effraie pas des Normands, dont Thomas Bazin, évèque de Lisieux, disait : « Populum terrœ in lites « et forensia certamina ad quas nimis proclivis et facilis « exsistit concitantes* . »

Olivier de Quittebeuf refusa d'être jugé par le chancelier de l'Université ou son vice-gérant, et porta l'affaire devant le Parlement. M0 Ruelle, conseillera la Cour, fut chargé d'instruire la cause. Il interrogea Quittebeuf et celui-ci reconnut qu'il avait été pourvu d'un canonicat en l'Église d'ÉvREux et qu'il était resté plus d'un an absent du collège. Mais il déclara aussi qu'il avait l'intention d'y revenir, parce qu'il voulait mettre en règle ses comptes, et réprimer certains désordres parmi les boursiers. M* Ruelle rendit une sentence par laquelle « Thomas Lamy était maintenu en la possession « et jouissance de sa provisorerie, et ledit Quittebeuf con- « damné aux dépens. » Quant aux comptes à régler, son successeur était chargé de les examiner, même ceux qui concernaient son neveu. Nous trouvons, en effet, la mention d'une somme de 75 livres dues à Jean de Quittebeuf en 1578 et qui lui fut payée en 1583'. La sentence du juge por-

1. Bib. de la Sorb., U. 10, Réplique, p. 29; U. 132, n° 7, p. 72.

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