Bib. de la Sorb., U. 132, n° 4, p
tait encore à l'égard d'Olivier de Quittebeuf , que ses meubles seraient retenus jusqu'au payement des frais du procès et ordonnait que les statuts du collège seraient lus publiquement et les comptes rendus deux fois Tan. Le proviseur Lamy avait ordre d'y tenir la main4.
Olivier de Quittebeuf, ayant perdu son procès, eut le bon goût de ne pas protester. Il donna sa démission de proviseur, et les boursiers, acceptant la décision du juge, signèrent le procès-verbal dressé par M' Ruelle. Tout semblait fini, lorsque le lendemain ils se ravisèrent, tinrent conseil et nommèrent un autre proviseur, Jean Dupont. Ils en appelèrent ensuite comme d'abus de la nomination de Thomas Lamy et de la sentence de M* Ruelle en sa faveur. Lamy riposta en appelant de son côté comme d'abus de l'élection de Dupont, se fondant sur la prescription formelle des statuts qui dit que « si les boursiers n'ont pas nommé un autre proviseur dans la quinzaine qui suit la vacance de la charge, ils sont privés de leur droit d'élection qui sera dévolu aux approbateurs ordinaires, c'est-à-dire le Chancelier de l'Université, Je Recteur et le plus ancien docteur de la Nation de Normandie (art. LXIX). » L'affaire traîna en longueur et ne fut jugée, définitivement qu'en 1583, en faveur de Thomas Lamy qui resta proviseur jusqu'en 1584. Mourut-il alors ou fil-il simplement place à son compétiteur Jean Dupont? Nous ne pouvons nous prononcer à cet égard, mais nous voyons le nom de ce dernier figurer à cette date sur la liste des proviseurs et dans le Registre des Prieurs du collège d'HAiicouRT. C'est aussi tout ce que nous en savons. Il ne fit que passer dans la maison, car nos factums se contentent de dire de lui : « On « ne trouve point de comptes rendus du temps de He Jean « Dupont que les parties disent n'avoir été proviseur que « durant quelques mois, pendant lesquels s'il estait à Paris « on doit croire qu'il a eu sa demeure et vescu dans le col- « lège, ainsi que ses prédécesseurs. »
La France traversait à cette époque une crise redoutable