‹ L'ancien Collège d'Harcourt et le Lycée Saint-Louis. Notes et documents pour la plupart inéditsChapitre 16 sur 355 · Statutum de debitoribus. Cod. Harc, p. 139. An · texte numérisé non relu

Statutum de debitoribus. Cod. Harc, p. 139. An

3. Articuli quos tenentur jurare bedelli in sua institutione. Circa 1480. Cod. Rare, p. 131.

4. Juramentum spéciale subbedelli cum pradictis jurameotis. Cod Harc, p. 131.

se rendirent complices de fraudes en procurant des lettres de maîtrise à des candidats qui n'avaient pas satisfait aux examens. Pour ne citer qu'un trait qui montre jusqu'où pouvait aller la supercherie en ce genre, nous rappellerons ce qui arriva au procureur de la Nation de Normandie, Bertrand Duchesne, en 1627. Il y avait eu contestation entre les Nations au sujet de l'élection du Recteur Mazure, et, comme Duchesne était un de ses adversaires les plus acharnés, le syndic de l'Université dévoila la fraude du procureur qui, n'étant que bachelier en décret, avait produit de fausses pièces pour se faire incorporer à la Faculté des Arts. Il dut donner sa démission de procureur et faire amende honorable à la Faculté4.

Après les officiers de la Nation, les statuts envisagent les obligations des maîtres-régents et des candidats au baccalauréat envers la Nation et son procureur, ainsi que les rapports des candidats entre eux.

Lorsqu'un licencié était admis à la maîtrise, c'est-à-dire au droit d'enseigner, avant de commencer ses leçons, de régenter, comme on le disait, il devait supplier la Nalion assemblée en ces termes : supplico pro regentia et scholis*, puis prêter serment devant le procureur : d'observer les statuts de la Nation; de se conformer aux prescriptions concernant la disposition de l'argent; d'assister régulièrement à la messe et aux vêpres de la Nalion; de ne commettre aucune fraude dans les élections; de dénoncer celles qu'il connaîtrait, de ne pas révéler les secrets de la Nation, de garder les clefs du coffre quand on les lui confiera; de remplir fidèlement les offices auxquels il sera appelé; de ne pas tromper le maître sous lequel il a reçu la licence, enfin d'observer le statut des tartes 8.

Qu'était-ce que ce statut des tartes? Il date de 1519. C'était alors l'usage pour un nouveau maître, magister inàptens, de

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