‹ L'ancien Collège d'Harcourt et le Lycée Saint-Louis. Notes et documents pour la plupart inéditsChapitre 177 sur 355 · P. Martin, Athenœ Normannorum, manuscrit de la · texte numérisé non relu

P. Martin, Athenœ Normannorum, manuscrit de la

raisons et des témoignages qui portent, en emprunte partout, même aux empereurs chrétiens Constantin et Anthemius, aux décrets des conciles et aux ordonnances des rois de France. Comme le juste d'Horace, il ne se laisse pas intimider :

Non civium ardor prava jubentium Mente quatit solida

Aussi, après deux ans de lutte, après de longs et nombreux mémoires pour rappeler les boursiers à l'observation des statuts, il mit à la raison les perturbateurs et fit cesser les abus sur la possession illimitée des bourses. La sentence arbitrale fut prononcée en sa faveur le 22 août 1607 '.

Me Thomas Fortin, qui sera proviseur de 1665 à 1680, était du diocèse du Coutances et docteur en théologie. Il avait publié, en 1655, la vie d'nne vertueuse chrétienne, morte en odeur de sainteté, en 1654, à l'âge de trente-six ans, Elisabeth Ranquet, veuve de H. du ChevreuP, écuyer, sieur de TEsturville. C'est sans doute à sa famille qu'appartenait le professeur d'HARCotmT, de ce nom, que nous avons mentionné précédemment. Appelé par P. Padet à diriger avec lui le collège d'HARcouRT, en qualité de principal, il était plus apte que personne à y maintenir Tordre qu'il y avait rétabli. Du côté du pouvoir il trouvait un appui. En 1665, des lettres patentes de Louis XIV avaient confirmé les anciens statuts dressés par Robert d'Harcourt, et réglé la manière dont les bourses devaient être attribuées et possédées8. Après avoir mis bon ordre aux prétentions des grands boursiers, àM° Fortin réforma avec le même soin la tenue des écoliers. Il y en avait,

1. Bib. de la Sorb., Factums U. 132, et U. 10, carton 17; et aussi Arcb. nat., M. 133.

2. Le Moreri normand. — P. Martin, Athenae Normannorum. Le livre de Fortin est précédé de plusieurs pièces de vers où nous trouvons les signatures de Corneille, La Luzerne et Scudéry. V. à

la Bib. nat., L. — 6979.

3. V. Arch. nat., M. 133, liasse 3. — Bib. de la Sorb., U. 132, n° 2, p. 58.

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lu

en effet, qui troublaient la discipline, couraient hors du collège sans autorisation, et s'arrogeaient, comme des gentilshommes, le droit de porter l'épée. Il put alors, ainsi que l'avaient fait ses deux prédécesseurs, accroître la prospérité et l'importance du collège par de nouvelles constructions, qui dureront jusqu'à sa transformation en lycée Saint-Louis. C'était le moment où l'on venait de terminer la Sohbonne rebâtie par le cardinal de Richelieu, où le cardinal Hazariu marchant sur ses traces, avait élevé le collège des Quatre - Nations. De si beaux lauriers de bâtisseur devaient tenter le proviseur Fortin. Il résolut de faire pour son collège, mais dans des proportions plus modestes, ce que ces grands ministres avaient fait pour les deux maisons qui leur étaient chères. Voilà comment il fut amené à construire une chapelle plus importante et une façade monumentale au collège d'HiBCOtiRT. En 1675, comme le raconte Pîganiol de la Force, Nicolas Colbert, coadjuleur de l'archevêque de Rouen, posa la premier» pierre de la nouvelle chapelle placée, comme l'ancienne, sous le vocable de la sainte Vierge et de saint Louis'. La façade de la vieille maison d'H*ncouRT fil place à une construction plus régulière, dont Pigauiol n donné ta description, sans ménager les critiques qu'elle suggérait. Nous la plaçons auprès des dessins que nous avons pu en retrouver et faire reproduire". « La porte du collège

• d'HiRcoURT, dit Pigauiol, a de l'apparence, et est fort

• riche en sculptures; elle est en retraite et élevée sur un

• plan courbe, qui forme un renfoncement en voussure, orné

si

1. Pigauiol de la Fores, Description historiq. de la Ville de

Part

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