Thurot. L1 Université au moyen âge, p
4. A l'occasion du banquet de leur déterminance, les candidats allumaient, en plein jour, le plus grand nombre possible de chandelles dans la rue du Fouarre. C'était le monôme de ce temps-là. V. Thurot. UUniv. au moyen âge, p. 64.
5. Pour leurs amusements ou leurs mauvais coups dans le quartier des Écoles.
sisler à la messe et aux vêpres de la Nation, sous peine d'amende1.
Ils devaient aussi jurer obéissance au Recteur de l'Université et aux procureur et examinateurs de la Nation*, de ne jamais étudier ni enseigner les doctrines des nominaux; Ockam, Grégoire de Rimini, Buridan, d'Ailly, Marsile, Adam Dorp, Albert de Saxe, et autres semblables; enfin de ne pas révéler les secrets de la Nation et d'en défendre les droite.
On voit par ces défenses que nous pouvions assigner au statut qui les renferme la date de 1460 h 1480, c'est-à-dire du xv* siècle, époque où il se manifesta dans la faculté des arts une tendance hostile aux nominalistes. Nous signalerons plus loin le rôle que joua dans cette lutte un ancien boursier (I'Harcourt, Jean Boucard, évoque d'Avranches, grand aumônier de Louis XI.
La Nation avait aussi son calendrier inscrit en tête du Cartulaire d'Harcourt*, qui indiquait les jours fériés pendant lesquels les leçons étaient suspendues. C'est ce que marque l'expression non legitur placée en face de ces jours. En janvier, nous trouvons 12 jours, en dehors des dimanches, ainsi notés; en février 8; en mars 6, sans compter les quinze jours de vacances de Pâques, du dimanche des Rameaux au dimanche de Quasimodo; en avril, 6 jours; en mai, 10 jours, en dehors de la Vigile, des fêtes de Y Ascension, la Pentecôte, la Trinité, jours où il n'y avait cours que le matin; en juin,
6 jours; en juillet, 5 jours; en août, 11 jours; en septembre,
7 jours; en octobre, 7 jours ; en novembre 12 jours; en décembre, 14 jours, à cause des fêtes de Noël. Cela ferait donc, sans compter les dimanches, plus de cent jours qui étaient enlevés aux leçons des facultés, moins certainement qu'aujourd'hui. 11 y avait aussi certains jours dits néfastes mar-
1. Juramenta quetenentur prsestare déterminantes nationÎB procura tori, ut supra. — Sequuntur que determinaturi habent jurare procuratori. Circa 1460-1480. Cod. Harc, p. 187.