‹ L'ancien Collège d'Harcourt et le Lycée Saint-Louis. Notes et documents pour la plupart inéditsChapitre 19 sur 355 · Voir les 16 premières pages du Cartulaire · texte numérisé non relu

Voir les 16 premières pages du Cartulaire

qué<* d'un D gothique, à cause de l'influence de certains astres réputés dangereux au moyen âge. M. de Viriville en a noté quinze dans son tableau des Calendriers universitaires*.

Les revenus de la Nation de Normandie, comme ceux de l'Université, n'étaient pas considérables. En parcourant les délibérations contenues dans ses registres, nous voyons qu'ils provenaient de quelques immeubles et propriétés particulières. Ces immeubles étaient ceux de la rue du Fouarre, c'esl-à-dire les maisons du Grand-Êcu et du Petit-Écu, ceux de la rue Galande, et de la rue des Francs-Bourgeois (aujourd'hui rue Monsieur -le-Prince), et encore cette dernière possession ne datait que de 1759, venant d'un don du professeur Le Sauvage. Ajoutons-y un petit domaine à Rosav-en-Brie (Seine-et-Marne) et la propriété d'une partie des terrains du fameux Prè-aux-Clercs, ancien domaine des Nn lions de l'Université qui fut aliéné en 1637. On y ouvrit alors une rue qui porte encore le nom de l'Université. Ces immeubles rapportaient à la Nation normande, d'après ses comptes, environ cinq à six mille livres.

La Nation avait aussi sa part des 47000 livres provenant des Messageries de l'Université, environ trois mille livres en 1699, destinées au traitement de ses professeurs1. Tous ces revenus, additionnés ensemble, en y joignant les taxes imposées aux déterminants et nouveaux régents de la Nation ne produisaient guère que neuf à dix mille livres dans les bonnes années. C'était avec ce maigre budget qu'elle faisait face à ses dépenses pour le personnel enseignant, pour pes suppôts, pour la location de ses écoles, l'entretien de ses bâtiments, les secours aux étudiants pauvres, les funérailles du Recteur9 et de ses propres dignitaires ou officiers. C'est ce qui

Page 1