‹ L'ancien Collège d'Harcourt et le Lycée Saint-Louis. Notes et documents pour la plupart inéditsChapitre 217 sur 355 · V. le Catalogue de la librairie Délai ai n · texte numérisé non relu

V. le Catalogue de la librairie Délai ai n

mourut président de chambre, après avoir succédé h Fouquier-Tinville à la présidence du Tribunal révolutionnaire. Quant à Truffer, il devint professeur et prieur du collègo d'HARcocRT. Nous verrons mftme dans la suite qu'il joua un rôle assez frondeur à l'égard des derniers proviseurs du collège, lors de leurs luttes contre les boursiers.

Signalons encore deux élèves remarquables du temps du proviseur Asselin : Jean Vauvilliers, de Noyon, qui professa la rhétorique en 1746, au collège de Beauvais, et mourut en 1766; Bon- Joseph Dacier, originaire de Valognbs, qui se distingua par ses travaux sur la littérature grecque, en particulier sur Elien et Xénopfwn. Il donna aussi une édition des Chroniques de Froissart et composa de nombreux éloges académiques pour les diverses sections de l'Institut dont il fit partie. Il avait refusé le portefeuille des finances, que lui offrait Louis XVI, mais il accepta plus lard le régime révolutionnaire, fut porté au tribunat et entra à l'Académie française lorsqu'elle fut reconstituée *.

L'Université veillait toujours avec un soin jaloux sur ses collèges pour corriger les abus qui s'introduisaient dans renseignement. C'est ainsi qu'en J757 la Faculté des Arts, à la requête du Recteur Gibert, interdit d'enseigner dans des chambres particulières, en dehors des salles affectées aux exercices publics. Elle enjoint également aux professeurs de donner leurs leçons régulièrement, sans se permettre des absences en dehors des congés établis par l'Université. Enfin on exige que les professeurs de philosophie continuent, suivant l'ancien usage, à dicter des cahiers à leurs élèves, au lieu de se borner à un enseignement purement oral1.

Rappelons aussi, à l'époque de M* Gilles Asselin, les troubles causés dans l'Université et ses collèges par le Jansénisme, par des discussions de préséance entre les Facultés et les Nations, et par des thèses peu orthodoxes.

1. V. Lebreton, Biographie normande. — Pierron, Notice sur Harcourt, et la Biographie générale de Didot.

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