‹ L'ancien Collège d'Harcourt et le Lycée Saint-Louis. Notes et documents pour la plupart inéditsChapitre 220 sur 355 · Acta Nat. Norman., Reg. II, p · texte numérisé non relu

Acta Nat. Norman., Reg. II, p

2. Acta Nationis Norman., Keg. II, p. 4 et suiv. — Jourdain, Hist. de F Univ., t. II, liv. III, ch. iv.

et fidèles sujets du roi. La Nation de Normandie était tenue d'enregistrer la sentence du Parlement et d'y faire adhésion dans ses actes1.

En 1754, la cour enjoignait à tous les établissements de l'Université de faire la déclaration exacte de leurs biens et revenus pour l'impôt du vingtième.

L'inspection des collèges avait lieu alors simultanément pour ce qui concernait l'administration matérielle de la maison par un délégué du Parlement, et pour ce qui regardait l'enseignement et la discipline par des représentants de l'Université. C'est ainsi qu'en 1734 le conseiller Louis de Vienne est envoyé par le Parlement au collège d'HARcouRT : il doit vérifier les comptes, s'assurer de l'observation des statuts, recevoir les plaintes et s'informer s'il y a des abus à corriger. Tel est l'objet de la lettre qui accréditait le conseiller de Vienne chargé de visiter la chapelle, les classes, les salles des exercices, la bibliothèque, etc., et d'entendre le proviseur, le principal, les officiers, les régents, les boursiers et autres suppôts de la maison *.

En 1760, on tint à Harcourt, selon l'usage, une assemblée générale de l'Université, dans laquelle le Recteur rappela les proviseurs et les principaux de collège à l'observation des règlements concernant surtout les chambres louées, dans certaines maisons d'enseignement, à des personnes étrangères, dont la conduite laissait à désirer. Il en signala les abus et les désordres, et termina sa mercuriale en déclarant que l'on retirerait à ces maisons leurs privilèges si elles n'y remédiaient promptemenl : « Omni privilegio acjure tam aclivo quampassivo in Academia privatum iri* ».

Achevons de mentionner ce que nous savons du provisorat d'Asselin, en parlanl de la situation matérielle du collège d' Harcourt. Elle semblait très prospère, car en 1735 les comptes du procureur accusent 26500 livres de recettes et

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