‹ L'ancien Collège d'Harcourt et le Lycée Saint-Louis. Notes et documents pour la plupart inéditsChapitre 221 sur 355 · Arch. nat. M · texte numérisé non relu

Arch. nat. M

seulement 26046 livres de dépenses. De même en 1747 les revenus sont de 27 078 livres, et les dépenses de 26284 livres1, cl, en 1761, on rembourse 6000 livres empruntées à la Nation de Normandie; mais, par suite de la construction de nouveaux bâtiments, de la réparation des anciens et de la mauvaise gestion de plusieurs procureurs, le collège se trouvait endetté de 53 662 livres. Aussi, devant les réclamations des créanciers, le proviseur demande au procureur général et obtient l'autorisation de diminuer la mense des boursiers et d'amortir la dette, en répartissant le payement sur une période de quinze ans, de 1750 à 1765. Àsselin tira un autre avantage de la situation : il y gagna de faire appliquer l'arrêt de 1734 qui retirait aux boursiers l'élection du procureur et la confiait au proviseur, assisté du prieur, du bibliothécaire et du principal des boursiers *.

Nous trouvons dans les papiers de G. Asselin, qui nous ont été confiés, parmi un certain nombre de comptes et de quittances, un long mémoire qui nous renseigne sur les dettes du collège. Il parait que 6. Asselin avait choisi pour coadjuteur chargé de tout ce qui concernait les pensions Nicolas Louvel, qui, en 1749, lui présenta des comptes tels qu'ils se soldaient par 40 550 livres de dettes. Pour éviter des poursuites à son coadjuteur, le proviseur endossa ces dettes, en signant de nouveaux billets aux fournisseurs, mais il reprit l'administration des pensions. Louvel garda son titre de coadjuteur avec droit au logement et à la nourriture dans la maison. Il avait acceplé cet arrangement quand il s'avisa de réclamer des honoraires, bien plus une part aux bénéfices des pensions. G. Asselin, fatigué de ces exigences et aussi des difficultés que rencontrait son administration en de pareilles conditions, finit par renoncer à sa provisorerie en faveur de Louvel en 1762. C'est ce qui nous explique pourquoi il quitta le collège à cette époque, et se relira à Issy, près

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