‹ L'ancien Collège d'Harcourt et le Lycée Saint-Louis. Notes et documents pour la plupart inéditsChapitre 222 sur 355 · Arch. nat. H · texte numérisé non relu

Arch. nat. H

2. Bib. uat., Collection Joly de Fleury, n° 1709, d'après l'inventaire de M. Molinier.

Paris, où il mourut en 1767, à l'âge de 85 ans. On lui Taisait une rente viagère de 1 200 livres. Chose curieuse, il reçut fort lard la prêtrise. La correspondance dont nous avons parlé nous apprend qu'il ne fut ordonné prêtre qu'à 70 ans, en 1752, et il en parle d'une manière qui sent son xvni* siècle. « Je vous « supplie, dit-il, de m'excuser si je ne vous écris point sa- « medi prochain. Je suis présentement en retraite pour « l'ordre de la prêtrise, que je compte recevoir ce jour-là. « Cette cérémonie durera au plus cinq jours; la vacance du < Parlement, qui interrompt le cours des affaires présentes, « m'a paru un temps favorable, et je l'ai saisi pour demander « un ordre qui me manquait, et qui m'est particulièrement « nécessaire pour la prise du bonnet. J'ai déjà eu l'honneur de « vous marquer précédemment, et vous savez sans doute que « cet acte est une pure cérémonie qui n'opère dans un licencié « aucun changement que celui de 200 écus qu'on oblige par « là de passer de sa poche dans les coffres de la Faculté. »

Dans les quittances que nous avons sous les yeux nous apprenons que le prix de la pension, au temps de G. Asselin, était de 1 500 livres pour les élèves riches, et on y cite un de Châteaubrun (1753) et un de Fontpertuis (1758), qui avaient avec eux leur gouverneur et leur domestique. De plus, ces pensionnaires meublaient leur chambre à leurs frais. Il y en avait cependant qui ne payaient pas régulièrement : ainsi l'élève Clauset, boursier d'HARCouirr, devenu aumônier des pages du duc d'Orléans, devait encore, en 1744, des arrérages de sa pension, et il fallut l'assigner pour l'obliger à s'acquitter.

Il était aussi de règle à cette époque, de payer le quartier ou trimestre de la pension d'avance : en sorte qu'il était acquis au collège, lors même que l'élève quittait la maison avant l'échéance de ce trimestre. Louis Chartier, seigneur de Montléger, président-trésorier de France en la généralité de Tours, assigna le proviseur pour réclamer 84 livres sur la pension de son fils de Coussay, qui s'était sauvé du collège le 20 octobre 1752. 6. Asselin allégua les usages et obtint gain de cause.

Citons encore, d'après ces comptes, les noms d'un certain nombre d'élèves d'HARcoimT. Outre ceux du jeune de la Hartiniôre, neveu de 6. Àsselin, et de Jean-Baptiste de Beauvais, qui devint un prédicateur célèbre du xvin* siècle et fut évèque de Serez, puis député aux Étals Généraux de 1789, nous pouvons relever les suivants :

Arod.

Boucher.

Boulanger.

Castera.

Cibbns.

CoLIGNY.

costeprede.

Croezer.

de foisst.

Degand.

de genlis.

Degouy.

DE RoUGÉ.

Detbermes.

DORTAL.

de saillt.

duchesne.

des netumières.

du Soulier.

Dy AN VILLE.

GR AMONT. GUENAUD.

La J aille.

Lareyre.

Latouche.

Leroy.

Letort.

LOCART.

m al art re.

Marquet.

MlTANTIBR.

AlORBAU.

Neuville.

Poissonnier.

Ponbrian.

pothouin.

puissard.

Rarat.

rochechouart.

rochedragon.

Roussel.

Saisseval.

Sbderon.

Serres.

Thetion.

Thomas.

Tremeau.

Trouvé.

Trutat.

Vaulegeard.

VlLLOT '.

On trouvera d'autres noms parmi les lauréats du Concours général, de 1747 à 1762».

Mais nous nous reprocherions de ne pas mentionner encore

1. Ajoutons à cette liste le jeune Louis Pelet, fils du vicomte de Narbonne, Joseph Pelet, qui mourut en 1747 au collège dUARcouRT et fut inhumé, ainsi que le rapporte Lebeuf, dans l'église Saint- Hilaire. Il n'avait que dix ans, et sur sa tombe on lisait : Sanctepuer, ora pro nobis, Amen* (Hist. du Diocèse de Paris, éd. Gocherif, t. II, p. 14.)

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