‹ L'ancien Collège d'Harcourt et le Lycée Saint-Louis. Notes et documents pour la plupart inéditsChapitre 227 sur 355 · Acta Norman, nat., Reg. II, p · texte numérisé non relu

Acta Norman, nat., Reg. II, p

HARCOUttT-SAINT-LOUIS. 26

précédent au collège de Louis-le-Grand, où devait se faire la concentration des bourses des collèges supprimés, et où Ton voulait établir le chef-lieu de l'Université de Paris.

D'autres sujets plus dignes de ses délibérations furent traités alors par la Nation de Normandie. 11 s'agissait du maintien de la discipline parmi la population des élèves de l'Université qui habitaient en dehors de ses collèges. Ces externes se signalaient par leur turbulence, et, à l'instar des étudiants d'autrefois, se rendaient insupportables par leurs querelles, leurs batteries, et leurs outrages envers les gens paisibles du quartier des écoles. Ils portaient des armes et en menaçaient les passants. Il n'en fallut pas davantage pour déterminer la remise en vigueur des règlements de 1742 et 1744, qui défendaient aux écoliers le tapage sur la voie publique, le port et l'usage des armes, sous peine d'exclusion de tout collège, et prescrivaient aux précepteurs ou autres personnes qui avaient autorité sur eux de les accompagner et de les surveiller. Ces règlements devaient être affichés à la porte de chaque collège, lus publiquement en classe au commencement de l'année scolaire et distribués aux instituteurs et aux maîtres pour en maintenir l'observation. L'Université ajoutait à ces prescriptions la défense d'admettre aux grades universitaires les soi-disant Jésuites1. Nous donnons ci-contre le dessin d'un groupe d'élèves en costume du temps, chapeau tricorne, habit, veste et culottes courtes*.

On commençait aussi à examiner à cette époque de nouveaux plans d'étude, l'affiliation des collèges de province à l'Université et la décentralisation de renseignement classique, en proposant d'établir sur la rive droite de la Seine d'autres maisons d'éducation, pour les rapprocher des familles de ces quartiers et diminuer la population des écoles trop agglomérée sur la montagne Sainte-Geneviève. Le proviseur Louvel fut chargé par la Nation de Normandie d'étudier

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