Palmarès de la Bib. de la Ville
donna qu'il fut imprimé, ce qui ne l'empêcha pas, par décret du 15 septembre 1793, de supprimer tous les collèges.
A cette dernière distribution de prix le collège d'HARcouirr avait encore obtenu 36 nominations, dont le second prix d'honneur à Télève Louis Grandmaison, de Paris1. Malgré les gloires de son passé et les services qu'elle avait rendus au pays, la vieille maison d'HARCODRT fut fermée ; on allait transformer les bâtiments en prison. Me Daireaux devint, après la Révolution, proviseur du lycée Charlemagne. Il y succéda, en 1811, aux proviseurs Guéroult et Crouzet, dont nous venons de rencontrer les noms, le premier au collège d'HARcourt, et le second au Concours général de 1793*.
Mais pourquoi parler d'agonie et de mort au sujet de notre ancien collège? Il vil toujours dans le lycée Saint-Louis, qui a continué son œuvre, en lui succédant, comme il nous reste à le rappeler dans un dernier chapitre.
Terminons celui-ci eu donnant quelques détails sur la Bibliothèque du collège d'HARCouRT.
Sa formation commença avec la création même du collège. Les fondateurs ne se contentèrent pas d'offrir aux boursiers qu'ils y admettaient, le vivre et le couvert, ils y ajoutèrent des instruments de travail, je veux dire des livres. Il était d'autant plus important d'y pourvoir, qu'au xive siècle on ne se servait encore que de manuscrits qui étaient en petit nombre et assez coûteux, surtout pour des étudiants pauvres. Nous avons la preuve que Robert d'Harcourt dut constituer un premier fonds de bibliothèque dans les statuts de 1311, où il formule certaines prescriptions à l'égard des livres de la maison.
Ainsi on y lit :
Art. li. « Chaque boursier s'obligera par serment à prendre soin des livres de la maison comme des siens propres, et à ne les prêter à personne hors de la maison. »
Art. lxxxii. a // sera fait un inventaire de tous les livres, meubles et ustensiles quelconques communs aux théologiens et