Discours de M. Denormandie au banquet de
blessé; Boquet fait prisonnier; de Trentinian qui abandonna ses études ponr voler au combat. Et la liste funèbre que vous connaissez !
Le même patriotique sujet inspirait ensuite à M. Daffry de la Monnoye, les vers où nous lisons :
Salut à tous, absents! Heureux ceux-là peut-être Qui dans les premiers jours, sont tombes en soldats, Ayant d'avoir plié sous la -verge d'un maître, Vu des flammes sans nom et d'infâmes combats.
Depuis celte époque, le lycée Saint-Louis a subi des transformations qui tendent de plus en plus à en faire exclusivement une grande maison de préparation aux Écoles spéciales du Gouvernement. Cette tendance scientifique remonte à 1843, ainsi que le racontait M. Bochet : « C'est alors, dit-il, que « Saint-Louis a commencé à prendre décidément le premier • rang parmi les établissements d'enseignement secondaire « scientifique et à remporter souvent le prix d'honneur de « mathématiques, qu'il a eu neuf fois depuis; la première « fois en 1843, par Roger, qui eut, en même temps, au Con- « cours général, le l'r accessit de physique, et qui est main- « tenant mon collègue au Conseil général des Mines1. » Nous voyons ensuite que sous la direction de H. Boutan, en 1866, comme nous l'avons rappelé, sans abandonner le programme des études ordinaires, le lycée était entré dans cette voie par l'établissement de divisions distinctes pour la préparation aux Écoles Polytechnique, Normale, Centrale, Forestière et Saint- Cyr. Cette organisation nouvelle ne tarda pas à faire ses preuves*. Les succès remportés, chaque année par les élèves de Saint-Louis ont montré qu'elle était heureuse et désormais, c'est du côté des sciences qu'ont été orientées spécialement les études du lycée. En 1885, quand on ouvrit le lycée Lakanal à Bourg-la-Reine, le lycée Saint-Louis subit, à la rentrée des classes, une transformation profonde, et voici en quels termes