‹ L'ancien Collège d'Harcourt et le Lycée Saint-Louis. Notes et documents pour la plupart inéditsChapitre 282 sur 355 · Discours de M. Denormandie, au banquet de · texte numérisé non relu

Discours de M. Denormandie, au banquet de

* In déri»ion. tniniit«ridlB do 18S9, 1M8, 1S».

Alors s'ouvrent aux demi-pensionnaires et aux externes les portes du lycée et de tous les côtés chacun, livres et cahiers en mains, se dirige vers la classe qui lui est assignée. La plupart des leçons se font au rez-de-chaussée, dans les locaux qui ont accès sur la première cour, là où Ton enseignait déjà au temps de l'ancien collège. Cette classe du malin dure deux heures : elle est consacrée généralement aux mathématiques pour les élèves qui s'appliquent aux sciences. Les externes qui étudient les lettres que Ton enseigne encore au lycée, de la cinquième à la philosophie (1891), suivent des cours conformes aux programmes de ces classes.

A dix heures, une courte récréation sert d'intermède avant de rentrer en classe jusqu'à onze heures ou midi pour les scientifiques. Des conférences de mathématiques, des cours de langues vivantes, de lettres, d'histoire, de dessin, de religion, et même de gymnastique remplissent cet espace de temps, suivant ce qui est marqué pour chaque division.

A midi a Heu le dîner pour tous les élèves internes ou demi-pensionnaires. Il est suivi d'une récréation d'une heure, pendant laquelle nos futurs officiers se livrent à l'escrime et les autres à des jeux ou à des promenades autour de la cour.

A une heure et demie, les élèves vont en élude, ceux du moins qui n'ont pas alors des cours ou des conférences de physique, de lettres, d'histoire, de religion ou de dessin.

A deux heures et demie, nouvelle classe de deux heures pour tous les élèves de la maison, consacrée, suivant l'école à laquelle ils se préparent, aux mathématiques, à la physique, à l'épure, au dessin, à l'histoire, aux langues vivantes.

Même durée de la classe du soir pour les externes ou élèves de lettres.

A quatre heures et demie, une récréation d'une demi-heure et le goûter suivis de l'élude du soir, pendahl laquelle onl lieu les interrogations faites par des professeurs étrangers à la maison.

A huit heures, le souper, puis le coucher, pour les élèves qui ne vont pas à la veillée facultative, de huit heures et demie à neuf heures et demie.

On a pu voir, d'après ce résumé, que des conférences religieuses sont faites régulièrement chaque semaine, par l'aumônier du lycée, aux nombreux élèves pour lesquels les familles ont demandé, au commencement de l'année, cet enseignement.

Le dimanche matin, il y a également à la chapelle, pour les élèves inscrits à cette intention par leurs parents, un office religieux accompagné de quelques paroles d'édiûcalion prononcées par l'aumônier. Il est heureux, à cette occasion, de pouvoir déclarer que la plupart des élèves, pour ne pas dire tous, se font un devoir d'assister à cette messe du dimanche, que leur tenue à la chapelle est excellente et que ce jeune et intelligent auditoire écoute toujours avec recueillement les instructions qui lui sont adressées.

A la suite de cet exercice religieux a lieu la sortie réglementaire de huit heures du matin à dix heures du soir, les premier et troisième dimanches du mois, et la sortie de faveur les deuxième et quatrième dimanches. Disons au sujet de cette sortie que les élèves qui ont atteint l'âge de 17 ans, peuvent sortir et rentrer seuls, sans être accompagnés, mais avec l'autorisation expresse de leurs parents et sur demande, adressée avant chaque dimanche, au proviseur du lycée par les parents ou les correspondants.

Enfin, le jeudi, les classes cessent l'après-midi et les élèves peuvent aller en promenade ou à l'équilalion et même rester à travailler en élude au lycée.

Pourquoi ne dirions-nous pas ici un mot de la grande fête universitaire, du banquet de la Saint Charlemagne?

On sait que, le samedi le plus voisin du 28 janvier est jour de congé dans tous les collèges de l'Université, en l'honneur de celui qu'elle a longtemps regardé comme son fondateur, mais qui mérite bien d'ailleurs d'être honoré par la jeunesse des écoles à cause des encouragements qu'il sut donner à la culture des sciences et des lettres. Nous avons vu comment, dans l'ancien collège d'HARCOURT, on célébrait cette fête, en 1674f. II ne nous parait pas inutile de rappeler de quelle ma-

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