Aeta Nat. Norman., rag. H, an. 17M
2. Statuta ffationù, 1618, in codice Barcur., p. 111, ot Acta et décret. Nau Norman., reg. 1656-1759.
a ncteni do l'Univeif it* de Pmii,
L'ancien était sans doute, comme dans les autres facultés, car il est à peine cilé dans les statuts normands, le plus ancien des maîtres régents. Il remplaçait, au besoin, le procureur et les autres dignitaires que nous venons de nommer ; il pouvait même faire élire un nouveau procureur quand le dernier en charge était arrivé au terme de son mandat4. Nous le voyons aussi confirmer l'élection des proviseurs des collèges normands avec le Chancelier et le Recteur de l'Université'.
Un autre dignitaire qui avait bien son importance était le questeur ou receveur, quaestor, receptor, c'est-à-dire l'économe de la Nation, chargé de s'occuper de la location des écoles, de l'aménagement des salles de cours3, de percevoir et de dépenser les revenus de la Nation. Il rendait compte à l'assemblée de sa gestion à la fin de Tannée, et pouvait être prorogé dans ses fonctions s'il s'en était bien acquitté. Il avait aussi la garde des ornements qui servaient aux offices que la Nation célébrait dans la chapelle du collège d'HARcouRT. Le questeur était assisté d'un trésorier, thesaurarius, à qui on confiait les clefs de la caisse et du coffre aux ornements 4.
Mentionnons ensuite l'office de l'électeur rectoral, intram ou* quadrumvir. Chacune des quatre nations choisissait un quadrumoir, et ces quatre électeurs s'appelaient intrantes, parce qu'ils entraient en conclave., comme on disait alors, pour nommer le Recteur de toute l'Université depuis 1249 *.
Il y avait aussi les examinateurs ou tenteurs, examinatores, templatores. On en distinguait de deux sortes. Ceux qui examinaient les bacheliers étaient au nombre de trois. Le pre-
1. < Ultimo sex mensium die liberum ait rectori universitatis,
Tel antiquo procuratori, Tel decano. Tel censori aut etiam antiquiori magistro prsedictœ nationis, » dit le Statut de 1618. « nationem cogère et comitiis praecsse, ut nori procuratoris fiât electio. *
2. Procès- verbaux des élections du proviseur au collège d'HARcourt : 1598. 1712. V. aux documents annexes.
3. A l'origine, c'était facile, quand il ne s'agissait que d'y mettre de la paUle en hiver et de l'herbe fraîche en été, en guise de bancs et de tables. Il n'y avait pas, d'ailleurs, d'autres sièges dans les églises en ce temps-là.