H. Deniûe, Chartular. Univ. Paris., Introd., p. XXVI
mier, qui présidait le jury de l'examen, devait être du diocèse de Rouen et prenait le nom de métropolitain. Le second était appelé simplement diocésain, et le troisième, scriba, faisait fonction de greffier pour inscrire et transmettre au questeur les bourses que payaient les candidats comme frais d'examen*. Ce scriba est sans doute le môme dignitaire qui porte le titre de scriptor dans un statut de 1336, dont nous parlerons plus loin. En outre, chaque nation désignait pour la licence deux autres examinateurs, ce qui portait leur nombre à huit, d'où leur nom d'octouiri. Quatre d'entre eux assistaient le chancelier de Notre-Dame aux examens dits d'en bas, et les quatre autres le chancelier de Sainte-Geneviève, aux examens dits d'en haut, pour conférer la licence, licentia docendi, à ceux qui en remplissaient les conditions. Au xvme siècle, les examinateurs de la licence sont désignés par les chanceliers et approuvés par les nations2.
Signalons encore les quatorze grands et petits messagers, nunlii majores et minores s, deux pour chacun des sept diocèses normands, qui servaient, les uns de banquiers, de correspondants financiers et les autres d'intermédiaires, de commissionnaires entre les écoliers de la Nation et leurs familles.
Enfin les deux bedeaux et sous-bedeaux, bedelli9 subbedelli, ou gardiens des clefs des écoles, clavati, clavigeri, ou sergents jurés, garçons de la Nation, servientes jurati9 autrement dit huissiers, appariteurs, convoquaient les tribu laires, faisaient connaître les congés, les jours de leçons, les décisions de la compagnie et portaient sa masse d'argent ou la verge à