‹ L'ancien Collège d'Harcourt et le Lycée Saint-Louis. Notes et documents pour la plupart inéditsChapitre 69 sur 355 · Ibid., p · texte numérisé non relu

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des écoles le luxe corrupteur de la jeunesse. Qu'entendait-il par là? Tout simplement les bancs qu'on avait commencé à introduire dans les classes. Il les fit enlever et les écoliers furent astreints à s'asseoir par terre, comme autrefois, sur la paille en hiver, ou sur l'herbe en été pour éloigner de leur cœur, disent les statuts de réforme, toute tentation d'orgueil : sedeant in terra coram magistro, ut occasio superbiae a juvenibu$ secludatur1. Que dirait aujourd'hui le rigide cardinal? Ainsi, par humilité, il fallait s'asseoir à terre, humi. On observera ce règlement jusqu'au commencement du xvi* siècle, car dans une moralité de cette époque, remarque H. Rathery, l'élève Malduiet dit à Discipline, sous laquelle il veut vivre :

Comment se faut-il seoir A terre Qui veult vostre savoir apprendre?

Et Discipline lui répond :

Ouy dea, et le grand et le mendre, Car c'est signe d'humilité, Or, escoutez l'autorité Que nous avons en l'Évengile; A tout chascun croire est facile :

Qui se humiliât exaltabitur, Celui qui se humiliera Par après exaulsé sera1.

Il y avait cependant des prescriptions mieux justifiées. Ainsi celles qui interdisaient les banquets trop fréquents, les joyeuses beuveries auxquelles se livraient les nouveaux gradués, parce qu'elles étaient l'occasion de débauches et de querelles. On aimait à banqueter dans l'ancienne Université.

De même pour le costume, que le réformateur voulait plus sévère, en rapport avec la gravité des études universitaires. En conséquence, il défendait les habits mondains, en étoffe de couleur voyante ou bariolée, les capuchons fourrés, les

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