‹ L'ancien Collège d'Harcourt et le Lycée Saint-Louis. Notes et documents pour la plupart inéditsChapitre 70 sur 355 · Du Boulay, Hist. Unio. Paris, i. V, p · texte numérisé non relu

Du Boulay, Hist. Unio. Paris, i. V, p

2. Journal de Vlnstruct. publiq., 1854. Moralité des Enfants de maintenant, dans V Ancien Théâtre français, publié par Viollet- Leduc, 1854, t. III, p. 30.

nœuds de rubans, les coiffures d'hommes d'armes ou d'astrologues, armigerorum vel ha&lricorum, les tuniques courtes, ouvertes, décolletées, retroussées, les souliers à la poulaine, sotulares rostratos, comme les prohibent également les serments de la déterminance, que nous avons rapportés au chapitre 1er de ce travail4. Il veut que les écoliers portent le manteau à capuchon, ce qu'on appelait tabard de brunette, la robe universitaire, sorle de soutane fermée du haut en bas, et serrée à la taille par une ceinture, comme on le prescrivait aux clercs : veste honesta et deeenti, talari et clausa atque discincta. Tout en eux, gestes, démarche, nourriture, vêtement, doit respirer la décence et l'honnêteté. Les délinquants sont menacés de punitions et même d'excommunication ou d'exclusion de l'Université.

Pour assurer l'application et la durée de ces réformes, le cardinal d'Estouteville créa dans chaque Nation un nouvel office, celui de censeur ou réformateur, qui avait la charge de visiter les collèges et les pédagogies, pour veiller à l'observation des règlements sur les études et les bonnes mœurs, signaler les abus et en exiger la correction. Nous en avons parlé dans notre chapitre Ier en observant que cette institution était postérieure aux premiers temps de l'Université1.

Telle est, en résumé, l'œuvre de réformation à laquelle fut associé Robert Cybole, et dont il inspira certainement plusieurs points importants. A cette même date, 1452, il attacha son nom à une autre œuvre qui ne préoccupait pas moins l'Église et la France. Il s'agit du procès de Jeanne d'Arc, dont Charles VII, obéissant à de tardifs remords d'ingratitude et d'oubli, réclamait la revision. Le pape Nicolas V a demandé à Cybole son opinion, comme il le dit lui-même dans le préambule de la consultation qu'il a rédigée sur celte cause à jamais célèbre : quum irrefragabilis auctoritas, cujus jussa mihi capessere fas est et nefas eidem non obedire, jubeat me aliquid dicere super quodam processu facto dudum Rotho-

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