‹ L'ancien Collège d'Harcourt et le Lycée Saint-Louis. Notes et documents pour la plupart inéditsChapitre 78 sur 355 · Hi*t. Univ. Paris, t. V, p · texte numérisé non relu

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dont retentirent bienlôt toutes les écoles, surtout celle de Paris, grâce à ses partisans, Buridan, Marsile dlnghem, Grégoire de Rimini, Pierre d'Ailly et autres. Les représentants du système opposé, le réalisme, soutenaient, au contraire, que les idées répondent à de véritables réalités, que ce à quoi elles s'appliquent est chose, ra, par soi-même, indépendamment de tout effort de l'homme pour le saisir et le nommer. Quoique les adversaires n'eussent plus, comme autrefois, l'occasion de s'entreprendre aux cours de la rue du Fouarre, depuis que les écoliers les désertaient pour recevoir à l'intérieur des collèges renseignement de la philosophie, ils ne s'en faisaient pas moins une guerre acharnée. Or, i! arriva que, sous Louis XI, les nominalistes gagnèrent du terrain, soit que leurs maîtres fussent plus brillants, soit que la jeunesse des écoles se montrât plus sympathique à leurs doctrines. Mais les réalistes attendaient l'occasion de reprendre l'avantage, lorsqu'une thèse nominalisle un peu trop hardie la leur fournit. Ils jetèrent les hauts cris contre les contempteurs d'Aristote et de saint Thomas, dit du Boulay *, et, comme Jean Boucard, le confesseur de Louis XI, était réaliste, on l'intéressa à la querelle. Par lui on décida le roi, qui s'en souciait peu, à intervenir ; et voilà comment l'évoque d'AviuNCHES fut chargé par Louis XI de visiter les écoles de l'Université et d'en réformer les abus. Une corn* mission, presque entièrement composée de réalistes, fit condamner le nominalisme par lettres patentes du roi, dont la rédaction fut attribuée à Jean Boucard '. Cette condamnation frappait, non seulement les doctrines, mais aussi les livres des nominaux, qui étaient voués à la destruction. Les maîtres es arts et les candidats à la déterminance devaient jurer de ne jamais ni les étudier, ni les enseigner, ni même les ouvrir. Nous avons cité ce serment dans notre premier chapitre9. Toutefois l'arrêt ne fut pas exécuté avec rigueur,

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