Du Boulay, Hist. Univ. Paris, t. VI, p
dans les collèges, ce qui prouverait, dit Taranne, que cet usage n'était pas encore très commun à cette époque1. Il n'est question, dans les règlements du cardinal d'Estouteville que des régents professant dans les écoles des Nations et de ceux qui enseignaient dans les pédagogies ou chez des maîtres de pension9. Le réformateur prescrit même aux régents de la Faculté des Arts de continuer chaque jour et aux heures marquées leurs leçons dans la rue du Fouarre, comme on le faisait auparavant, singulis diebus et horis stalutis ad vicum Straminis se conférant lecturi modo et forma quibus supra regulariter et ordinate*. De son côté, Louis XI, par un édit sévère, combat les innovations du plein exercice et veut que les maîtres et les écoliers, suivant les anciens usages, restent fidèles aux cours de la rue du Fouarre*. Enfin, s'il nous est permis d'invoquer l'autorité des facturas du collège d'HARcocRT que nous avons cités plusieurs fois au chapitre précédent \ nous y voyons que le plein exercice, avec toutes ses classes, ne commence réellement dans cette maison qu'au milieu du xvr siècle. Il est vrai, cependant, qu'il y eut, dès le xrv0 siècle, des leçons de grammaire pour les élèves qui fréquentaient le Petit Harcourt*, comme il y avait dans le grand collège des leçons de philosophie pour les Ar tiens. Ce fait n'est pas, d'ailleurs, particulier à cet établissement : on trouve également des leçons de grammaire, de rhétorique et de philosophie professées, au commencement du xv* siècle, dans plusieurs collèges, tels que ceux de Justice, de Lisieux, de Navarre, de Séez et de Sorbonke, ainsi que nous l'avons mentionné au chapitre précédent. Mais l'impulsion était donnée; on marchait vers une transformation pédagogique et rien ne pourra empêcher les étudiants en arts d'abandonner les écoles de la rue du Fouarre9 pour recevoir plus