DE 1628 A 187 I
Sous les règnes de Louis XV et de Louis XVI, aucun changement considérable ne fut apporté dans les bâtiments de THôtel de Ville. Pendant la Révolution on enleva la statue équestre de Henri IV, qui se trouvait au-dessus de la porte principale, ainsi que les inscriptions de la cour relatives au règne de Louis XIV. Sous le premier Empire, la municipalité dut songer à un agrandissement considérable de l'Hôtel de Ville , les constructions étant devenues trop exiguës pour contenir les services multiples de la préfecture de la Seine réunis à ceux de l'administration municipale. Frochot provoqua l'acquisition du terrain sur lequel avait existé l'église Saint-Jean, fit restaurer la vieille chapelle de ce nom qui tombait en ruines et l'appropria
pour les grandes réunions de sociétés, pour les cérémonies publiques, etc.
La question de la construction d'un nouvel Hôtel de Ville, qui avait été déjà soulevée en 1749 et en 1/83, préoccupa la municipalité. Ses architectes dressèrent des projets. Le nouveau monument devait être construit au fond de la place de Grève, la façade principale tournée vers la Seine. Les événements politiques arrêtèrent les travaux d'étude, qui furent repris pendant les Cent Jours. Leroux de Lincy a reproduit les principales dispositions du programme d'un concours public pour un projet d'agrandissement de l'Hôtel de Ville, document daté du 25 mai i8i5, qui se trouvait aux Archives de la Seine. L'empereur voulait que l'Hôtel de Ville fût disposé de manière que, dans les grandes réceptions, six mille personnes pussent être assises à table. Autour des salles de festin, d'une vaste étendue, il réclamait la construction d'une galerie, qu'il parcourrait avec toute sa suite, de manière à être vu de tous les convives. Une salle de spectacle pour la représentation de quelques prologues de circonstance devait être ajoutée aux salons et galeries. La place de Grève était agrandie et mise en communication avec Notre-Dame par un pont triomphal.
Les devis étaient évalués à vingt-cinq millions. La seconde invasion et la chute de l'empire vinrent détruire ces projets gigantesques.
Pendant la Restauration on ne s'occupa nullement de l'Hôtel de Ville. Ce ne fut qu'en i832 que M. le comte de Bondy, préfet de la Seine, fit reprendre les études par l'architecte municipal, M Godde, qui avait succédé à M. Molinos. Pendant les études, M. de Bondy fut remplacé par M. de Rambuteau. Le projet de M. Godde, qui rappelait par ses dispositions générales celui dont nous avons parlé plus haut, consistant à placer la façade principale parallèlement à la Seine, ne fut point agréé par le conseil municipal. M. de Rambuteau se trouvait dans une