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que ce corps s'est empressé de faire, est le suivant: ‘“ 20e règlement : Marques ou emblèmes dans la maison d'érole. Des marques où embièmes distinctifs d'aucun parti politique ou organisation religieuse, ne seront exhibés ou déployés dans la maison d'école, ni dans aucun exercice qui s'y fait, ni sur la personne d'aucun mattre ou élève.
Ainsi, continue M. Mercier, c'est bien entendu: on a voulu chasser la religieuse de l’école, afin d'empêcher les enfants de s'habituer à aimer et à vénérer les pieuses institutions que la Religion catholique a seule pu créer et animer de son soute puissant.
Voilà quelques-unes des dispositions de cette loi de 1871: elles sécularisent l'enseignement et chassent la Religion de l'école.
— . Alors (en 1858), ils avaient (les caiho- : ligues du N.-5.) le privilege de choisir les maîtres qui avaient la même croyance qu'eux et, aujourd'hui, ils sont forcés d'accepter les mattres que l'intolérance leur impose; à cette époque, ils avaient la certitude que leurs enfants se nourrissaient à l'école des principes de la {oi catholique ; aujour d'hui, ils sont convaincus que leurs enfants n'y puiseralent que les doctrines qu’ils repoussent ; alors, enfin, la Sœur de la charité et le prêtre pouvaient franchir le seuil de l'école, la premiere pour y iustruire, le second pour bénir les enfants : aujourd'hui, ils ne peuvent pénétrer dans l'écele qu'en se dépouillant de l'habit qui fait leur force, et qu'après avoir promis de ne point y parler de Dieu.
Si ces extraits nous donnent le langage du catholico-Hbéral ou du démagogue, nous devrons
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admettre que tous nos évêques sont entachés de catholico-libéralisme et de démagogie, puisque pas un mot de cette noble et généreuse protestation ne pourrait être réprouvé par ancun d'eux.
Apres avoir vu M. Mercier comme catholique sincère et dévoué, citons-le encore au sujet de son patriotisme ardent et reconnu :
J'ai parlé (Conférence sur le Patriotisme) de la langue française: arrêtons-nous un instant pour la saluer avec respect et amour. C'est par elle que la foi a été enseignée, sur les rives de nos fleuves et dans la solitude de nos bois. aux Sauvages que Dieu avaient jetés errants sur ce continent; c'est par elle que nos ancètres ont défendu leurs droits ; c'est par elle que nous avons conquis nos libertés, et c'est par elle que la France, après cent ans d'oubli, reconnut ses fils du dixhuitième siècle, en couronnant, sous les voûtes du plus auguste sanctuaire des Lettres, le poete distingué qui a su immortaliser son nom en chantant des hymnes à la patrie.
Plus loin, au sujet de l'instruction, M. Mercier dit :
L'ignorance, c'est la misère ; l'instruction, c’est li fortune ; l'ignorance, c'est l'esclavage ; l’instruction, c'est la liberté. La mère doit son lait à l'enfant qu'elle a mis au monde; le père lui doit le pain; la société lui doit l'instruction. Et ce peuple que nous devons instruire, c’est le vrai peuple: celui qui travaille, laboureurs et artisans, qui sont les pères nourriciers du genre
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humain, ceux qui construisent, ceux qui sèment, mais qui, hélas! ne récoltent pas toujours. Ouvrons à ceux-là, et à deux battants, les portes du temple qui répand sa lumière bienfaisante sur le monde ; assurons-nous que cette lumière pénètrera jusqu'aux plus humbles chaumières, et, avec elle, faisons-v arriver ces paroles de Lainennais: “Hommes de travail, prenez donc courage ; ne vous manquez point à vous-mêmes et Dieu ne vous manquera point. Chacun de vos efforts produira son fruit, amènera dans votre sort une amélioration, d’où successivement en sortiront d'autres plus grandes, et de celles-ci d'autres encore, jusqu'au jour où la terre, pleinement renouvelée, sera comme un champ dont une même famille recueille et partage en paix la
moisson.
Nous pourrions citer et citer encore de fort belles pages de ce volume ; former une mosaique brillante dans laquelle se trouveraient enchâssés les sentiments les plus nobles du patriotisme le plus «rdent ; mais ceci demanderait des proportions trop étendues pour un simple article de journal.
Dans tous ces discours réunis, on trouve, presque à chaque page, Les mots énstruction du peuple sous une forme variée. C’est l’idée dominante du chef de l'opposition qui, devenu premier ministre de son pays, y établit les écoles du soir en faveur de l'artisan, et ces écoles qui ont déjà produit an si
RTE RER MO | DRE ESS LEE RS | Né DS SOS S |
grand bien, doivent s'étendre, nons dit-on, aux principaux villages de notre province. L’établissement de ces écoles et le règlement de la question des biens des Jésuites sont sans doute les deux mesures qui ont le plus contribué à créer en faveur de M. Mercier cette popularité étonnante, sans exemple au pays, et qui produit chez ses adversaires une douleur très vive et lancinante.
Il y a aussi une autre cause à cette popularité, qui semble tenir du prodige. Le peuple canadien a compris que l’homme voué aux gémonies par la secte des Orangistes, les fanatiques les plus féroues du pays, doit être son ami, à lui. Le peuple, avec son gros bon sens, a compris de plus que toutes les injures de la presse de l'opposition sont le résultat du dépit causé par la perte du pouvoir. Aussi longtemps done que M. Mercier travaillera à améliorer la position du vrai peuple: les artisans et les laboureurs, aussi longtemps il règnera sur le cœur de ce même peuple, qui est la furce et la moëlle du pays.
A la lecture des discours du premier ministre, on découvre, à partir de 1873 jusqu'à ce jour, que son éloquence devient plus soignée, mieux accentuée, à mesure que l’on avance dans la lecture du volume. On trouve, dans certains de ces discours, des pages que signeraient sans hésitation les politiciens de n'importe quel pays.