Marte- Antoinette, pard'Arnelh et Geffroy, II
2. Mme Campan, Mémoires, l, 296, 298, 300, 301. III, 78. — Hippeau, le Gouvernement de Normandie, IV, 171 (Lettre de Paris du 13 décembre 1780). — D'Argenson, Mémoires, 5 septembre 1755. — Bachaumont, 19 janvier 1758. — Mémoire sur Vimposilion territoriale, par M, de Galonné (1787) p. 54.
« 18 000 livres de rente pour signer son nom deux fois par « an. » De même la place de secrétaire général des Suisses valant 30 000 livres de rente et donnée à l'abbé Barthélémy; de même la place de secrétaire général des dragons, valant 20 000 livres par an, occupée tour à tour par Gentil Bernard et par Laujon, deux petits poètes de poche. — Il serait plus simple de donner l'argent sans la place ; en effet on n'y manque pas; quand on lit jour par jour les mémoires, il semble que le Trésor soit une proie. Assidus auprès du roi, les courtisans le font compatir à leurs peines. Ils sont ses familiers, les hôtes de son salon, des gens de race comme lui, ses clients naturels, les seuls avec lesquels il cause et qu'il ait besoin de voir contents ; il ne peut s'empêcher de les assister. Il faut bien qu'il contribue à doter leurs enfants, puisqu'il signe au contrat; il faut bien qu'il les enrichisse eux-mêmes, puisque leur luxe sert à la décoration de sa cour. La noblesse étant un ornement du trône, c'est au possesseur du trône à le redorer aussi souvent qu'il le faudra '. Là-dessus quelques chiffres et anecdotes pris entre mille sont d'une rare éloquence ^ — «M. le prince de Pons avait 25 000 livres « de pension des bienfaits du roi, sur quoi Sa Majesté avait a bien voulu en donner 6000 à Mme de Marsan, sa fille, a chanoinesse de Remiremont. La famille a représenté au « roi le mauvais état des affaires de M. le prince de Pons, « et Sa Majesté a bien voulu accorder à M. le prince Camille, « son fils, 15 000 livres de la pension vacante par la mort