‹ L'ancien régime (volume 2)Chapitre 38 sur 192 · Mme de Genlis, Adèle et Théodore, III · texte numérisé non relu

Mme de Genlis, Adèle et Théodore, III

3. Duc de Lévis, 68. De même, avant la dernière réforme, les grades dans l'armée anglaise. — Cf. Voltaire, Entretiens entre A, B, C, 15' Entretien. « Un régiment n'est point le prix des services, c'est le prix de la somme que * les parents d'un jeune homme ont déposée pour qu'il aille, trois mois de « l'année, tenir table ouverte dans une ville de province •

pagnies aux gentilshommes riches. — Du grand arbre royal opulemment épanoui à Versailles, partent des rejets qui s'étendent par milliers sur toute la France, pour s'y épanouir, comme à Versailles, en bouquets de gala et d'appartement.

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Sur ce modèle, et par l'effet même de la température, on voit, jusque dans les provinces reculées, toutes les tiges aristocratiques aboutir à une floraison mondaine. Faute d'un autre emploi, les nobles se visitent, et le principal office d'un seigneur notable est de faire dignement les honneurs de sa maison ; je parle ici des ecclésiastiques aussi bien que des laïques. — Les cent trente-un évoques et archevêques, les sept cents abbés commendataires sont gens du monde ; ils ont de bonnes façons, ils sont riches, ils ne sont pas austères, et leur palais épiscopal ou leur abbaye est pour eux une maison de campagne qu'ils restaurent ou embellissent en vue de la résidence qu'ils y font et de la compagnie qu'ils y accueillent. A Clair vaux', Dom Rocourt, très-poli envers les hommes, et encore plus galant envers les femmes, ne marche qu'en voiture à quatre chevaux avec un piqueur en avant ; il se fait donner du Monseigneur par ses moines et tient une vraie cour. La chartreuse du Val-Saint Pierre est un somptueux palais au milieu d'un immense domaine, et le père procureur Dom Effînger passe ses journées à recevoir les hôtes ^ Au couvent d'Origny, près de Saint-Quentin', « l'abbessea des domestiques, une voiture, « des chevaux, reçoit en visite et à dîner les hommes dans

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