‹ L'ancien trésor de l'abbaye de SilosChapitre 22 sur 57 · J. Riaflo, The industrial arts in Spain , p · texte numérisé non relu

J. Riaflo, The industrial arts in Spain , p

fatimides. — Les bandes à inscription du coffret de Burgos ont donc été séparées du couvercle qui porte des traces bien visibles de cette dislocation, et ceci eut lieu lorsque le coffret reçut la monture que nous lui voyons aujourd'hui. Puisque différentes pièces de cette monture, ainsi que les deux plaques limousines sont de la seconde moitié du xne siècle, c'est alors que le coffret dut recevoir ses bandeaux métalliques et ses plaques émaillées; c'est alors, également, que les bandes d'ivoire ornées d'inscriptions quittèrent le couvercle pour être fixées à la partie supérieure de la caisse. Le coffret changeait alors de destination ; il était appelé à renfermer des reliques, peut-être quelque relique de saint Dominique de Silos lui-même, la plaque qui représente le saint abbé semblerait facilement l'indiquer.

Si notre coffret n'est ni aussi complet, ni aussi précieux que celui de Pampelune, il n'en est pas moins fort remarquable, et plus intéressant et mieux travaillé que celui de la cathédrale de Palencia.

CALICE MINISTÉRIEL

Le calice de Silos n'est pas inédit. La première reproduction qui en a été faite a paru dans les Monumentos arquitecloniros de Espana, t. \. Cette riche chromolithographie donne assurément une idée du vase sacré; mais la forme de la coupe y est pourtant si pesante et tous les dessins des filigranes tellement inexacts, qu'aucune étude n'est possible à l'aide de cette reproduction. Ce doit être d'après elle que MM. Ferdinand de Lasteyrie (2) et Ch. Davillier (3) ont publié une petite gravure du célèbre calice. Une seule fois il a été reproduit convenablement à l'aide d'un cliché photographique ; c'est dans l'ouvrage de D. Férotin : Histoire de l'abbaye de Silos, pl. IV. Malheureusement la mise au point n'a pas été parfaite, et la netteté fait un peu défaut. Ces auteurs et plusieurs autres encore (4) ont écrit quelques lignes au sujet de ce vase liturgique ; mais elles ne dépassent guère les limites d'une simple mention, à l'exception pourtant de ce qu'en a écrit, au

1. Extrait île la Reçue de l'Art chrétien, 1898, p. 298 et s.

Page 1