Recherches sur l'orfèvrerie en Espagne, fig. 11, p
4. Castro (P. Juan de), El glorioso lhaumaturgo espanol, rcdeniur de cautivos, santo Domingo de Silos. Su vida, virtudes y milagros, noticia del real monasterio de Silos tj sus prioratos, Madrid, 1688, lib. III, cap. m. — Corblet (chanoine), Des vases et des ustensiles eucharistiques (Revue de l'Art chrétien, 1885, p. 54). — Molinier (E.), Le calice de l'abbé Pelage (Gazette archéologique, 1888, p. 310). — Riafio (Juan), The industrial arts in Spain, p. 15. — Rohnult de Fleury (Ch.), La Messe, t. IV, p. 116.
32 CALICE MINISTÉRIEL
XVIIe siècle, le P. Juan de Castro, moine bénédictin, clans sa Vie de saint Dominique de Silos. Nous traduisons la page que cet écrivain lui a consacrée : « Il existe (à Silos) un calice eu argent, avec sa patène, ornée de différentes pierres dont quelques-unes de grande valeur, — le tout fait par saint Dominique, en l'honneur de son glorieux patron, saint Sébastien, comme le dit l'inscription placée sous le pied : In nomine Domini, in honorera sancii Sebastiani Dominions abbas fecit (1). Le calice est orné de filigranes et pèse, avec la patène, 17 marcs et demi d'argent (2). La coupe contient un azumbre cl un demi-cuartillo (3). Comme ou Faisait alors la communion sub utraque specie, les calices étaient plus grands. Quelques-uns ont dit que le saint abbé célébrait la messe avec ce calice ; mais je ne puis y croire, élant données ses dimensions et celles de la patène, laquelle, comme je l'ai dit, es! ornée île pierres précieuses; il paraît doue que le saint lit ce calice pour donner le Précieux Sang aux fidèles, comme cela se pratiquait alors dans quelques églises d'Espagne. On appelait ces calices : ministériels, parce qu'ils Servaient, non pour consacrer le Précieux Sang, niais, pour le distribuer au peuple, ce ([ni se faisait ainsi : on mettait dans le calice une certaine quantité de vin et on versait pardessus une pallie du Précieux Sang (4); puis le
diacre ou le prêtre lui-même le distribuait à ceux qui avaient co tunié {an
corps de Notre-Seigneur), de la façon qu'on donne maintenant l'ablution. On [lasse dans ce calice de l'eau qui sert ensuite contre la lièvre, et on a constaté beaucoup de laveurs et de miracles accordés par Dieu à ceux qui ont prié le saint et bu de l'eau du calice (S). »
1. Voy. plus loin le texte exact et un fac-similé de l'inscription.