PRÉFACE. XIX
€ qu'il se plie naturellement aux exigences d'esprits
* encore fortement animés de tendances contraires. « Dans le second, c'est une pure déperdition de « temps et de forces, et souvent un élément de « confusion qui, s'il n'est presque jamais dange- « reux, est toujours regrettable. Entre ces limites « extrêmes^ il y a place pour tous -les degrés « d'initiation, et, par suite, de fécondité pra- « tique. »
Après avoir noté ainsi avec précision les services rendus par le demi -positivisme, il est sans pitié pour ce métis philosophique, brouillon, inconscient, se croyant souvent ce qu'il n'est pas, ignorant ou feignant d'ignorer ses origines. Puis, venant à Strauss et le prenant à partie : « 11 a , dit-il , sim- « plement aspiré l'air du temps ; et cet air l'a rendu « ce qu'il rend tout le monde à cette heure : un
* phénomène curieux d'équilibre mental, un cornac posé de principes contradictoires se tenant mu- « tuellement en échec, un positiviste quant aux « grands traits, à l'ébauche fondamentale de la « nouvelle conception du monde et aux formules « générales qui en dérivent; mais un métaphysicien « quant aux mille et un détails de la science , de la « philosophie , de la morale , et surtout quant aux « méthodes ou habitudes invétérées de l'esprit. Nous