‹ L'ancienne et la nouvelle foi: confessionChapitre 21 sur 175 · DE L AUTEUR. XXXIII · texte numérisé non relu

DE L AUTEUR. XXXIII

giste. Lorsqu'à Jérusalem il comparut devant le grand conseil, et qu'il vit réunis contre lui ceux qui partout ailleurs étaient ennemis, les pharisiens et les saducéens, il prit pour système de défense que ce qui lui était imputé à crime, c'était sa doctrine de la résurrection des morts, sut ainsi dissoudre la coalition menaçante et amener de

son côté les pharisiens. Quiconque, à l'imitation du prudent apôtre des Gentils, s'écrie devant le monde théologique : c'est parce que je nie la divinité du Christ que ceux-là me condamnent, alors que cependant je n'hésite pas un seul instant à reconnaître Jésus homme comme le sauveur et le chef éternel de la communion — celui-là s'est assuré une nombreuse réserve dans le parti de l'union protestante contre les attaques des vieux croyants. De même, celui qui plaide la cause de l'explication scientifique du monde et arrive ainsi jusqu'à l'homme, sans s'effrayer de la qualification de matérialiste, à celui-là, s'il ne veut pas parler en faveur de certaines choses et de certaines tendances, il coûte tout simplement de ne rien dire contre elles, et il est certain d'avoir de son côté tous les démocrates et tous les socialistes. Mais comment va-t-on juger de l'intelligence d'un homme qui, chaque fois, se brouille avec les deux partis, qui s'expose au feu croisé des orthodoxes et des théologiens progressistes, des conservateurs et des socialistes. De son intelligence on pensera ce qu'on voudra; mais on ne pourra méconnaître sa loyauté.

Mon livre, dit l'auteur d'une notice de la Gazette du Wéser, se présente comme une déclaration de guerre contre l'union protestante et les vieux catholiques. Certes, cela est aussi inexact que possible et j'y reviendrai; mai§

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