‹ L'ancienne et la nouvelle foi: confessionChapitre 28 sur 175 · DE L AUTEUR. XLIX · texte numérisé non relu

DE L AUTEUR. XLIX

l'histoire naturelle (les spécialistes ne se sont pas fait entendre encore, et j'attends leur jugement avec confiance) sont de moindre importance. Elles ont trait pour la plupart aux lacunes qui se font remarquer entre les termes de la progression dans la nature, lacunes qui sont dues en partie à l'exiguïté nécessaire de mon travail, en partie à la faible quantité d'observations faites jusqu'ici, en partie à l'imperfection de nos moyens de connaissance. D'autres encore furent faites à la légère, qui ne sont pas pour moi passées inaperçues, mais que je ne puis regarder comme victorieuses. Il en est de même de la conclusion d'Olbers, d'après laquelle le nombre des mondes, par suite des étoiles fix^s, étant tenu pour infini, l'ensemble de la voûte céleste devrait rayonner autant de lumière et de chaleur que le soleil. Ici, le profane en astronomie, je veux dire M. le professeur Huber, voit aussi bien que moi qu'à côté du nombre infini, l'éloignement infini a été négligé et par conséquent l'amoindrissement de la puissance lumineuse. Je ne me place pas non plus, comme le prétend le même critique, en € contradiction directe » avec le calcul de Clausius, concluant à la paralysie finale du mouvement dans l'Univers. La contradiction est jusqu'à nouvel ordre indirecte; car, conformément à l'ensemble de ma conception, je limite les périodes d'arrêt aux mondes pris à part, les regardant, ainsi que toute chose dans l'Univers, comme des formes transitoires. Je puis laisser sans inconvénient aux représentants spéciaux de la théorie de Darwin le soin de la défendre contre les erreurs de mes juges. Ce n'est pas du reste sans réflexion que, dans le titre de mon ouvrage, j'ai opposé à l'ancienne foi, non pas une nouvelle

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